FIDEL DEMENT LES ACCUSATIONS
DE FORBES
Je les mets au défi de prouver que je possède un seul dollar
à l’étranger
PAR MARIA JULIA MAYORAL,
PEDRO DE LA HOZ ET JOSE A. DE LA OSA
Le président Fidel Castro
a mis au défi et enjoint Bush, la CIA, les 33 organismes de
renseignement des Etats-Unis, les milliers de banques
existant dans le monde, et les « domestiques » de la revue
Forbes, qui lui attribuent une fortune de 900 millions de
pesos, de prouver qu’il possède ne serait-ce qu’un seul
dollar à l’étranger.
En échange d’une seule
preuve il a déclaré qu’il offrirait tout ce qu’ils n’ont pas
pu obteni r
tout au long de ces cinquante dernières années, durant
lesquelles ils ont essayé de détruire la Révolution, de
l’assassiner dans des centaines de tentatives d’attentas. Je
leur donne tout ce
dont ils ont aspiré, a-t-il indiqué, et qu’ils ne racontent
plus de sornettes ni d’histoires à dormir debout.
Trouvez-moi un compte, un dollar, a-t-il souligné.
S’ils prouvent que je
possède un seul dollar je renonce à ma charge et aux fonctions
que j’exerce aujourd’hui, ils n’auraient plus besoin ni de
plans ni de transitions s’ils prouvent que j’ai un seul
dollar a déclaré solennellement le leader de la révolution
cubaine.
Ils se sont mis dans de
beaux draps avec ces mensonges, a-t-il continué, et ce nœud
gordien il faut le couper et nous allons le couper sans le
moindre doute, a-t-il souligné en référence à la publication
étasunienne qui lui attribue les profits des entreprises
publiques de l’île.
Pourquoi voudrais-je de
l’argent maintenant alors que je vais avoir 80 ans et que
j’en aurais pas voulu avant ?, a-t-il demandé pour souligner
ensuite qu’il s’était toujours retranché derrière les
principes et qu’ils leur est resté toujours fidèle.
Il a déclaré qu’il avait
fait le calcul du nombre des valises nécessaires pour
transporter cet argent, et expliqué qu’il en fallait environ
un millier. Qui les a emmenées ? Dans quel avion ? Qui les a
chargées, quelle escorte ? Comment aurais-je pu durant tant
d’années sortir tout cet argent ? Ils sont stupides,
indépendamment des arguments moraux qu’on pourrait brandir.
C’est simplement une
insulte, a-t-il déclaré. Il les a accusé de vouloir le
dépeindre comme les voleurs qu’eux-mêmes ont allaités. Où
est l’argent de Mobutu, où est celui de Somoza ? Il a
indiqué qu’il y avait aux Etats-Unis des milliards d’argent
volés à travers les banques nord-américaines. Ils sont
là-bas : Trouvez les listes, pour que vous les publiez,
a-t-il indiqué.
Fidel a expliqué que plus
épouvantable encore que de le peindre comme un voleur était
de le faire passer pour quelqu’un qui avait trahi les morts,
ceux qui sont morts lors de l’assaut à la Moncada, lors de
l’expédition du Granma, dans la Sierra Maestra, dans l’Escambray,
à Giron, dans les missions internationalistes ou défendant
le pays contre les actes terroristes. C’est comme trahir des
générations entières qui ont lutté, a-t-il souligné.
Il a ajouté que ce que
devaient publier les « bandits » de Forbes était son record
olympique, tout au long de l’histoire, d’avoir été la
personne contre laquelle le plus puissant empire de la terre
a perpétré le plus de tentatives d’assassinats.
Il a fait le contraste
entre la publication de ces infamies contre Cuba et ses
dirigeants et le travail entrepris par le pays dans un
programme qui permettra à des millions de latino-américains
d’être opérés de la vue.
En rappelant les milliers
de patients qui ont profité de l’Opération Miracle, Fidel
s’est demandé ce que penseront ces personnes quand elles
vont lire les journaux qui parlent de ses richesses. « C’est
une campagne pour me peindre comme un voleur », a-t-il dit,
et il a ajouté qu’elle poursuivait un but : effacer Cuba,
dépeindre Castro comme un voleur pour que personne ne
reconnaisse ce qu’on fait en faveur du reste du monde, bien
que nous soyons un pays qui a autour de 25 000
professionnels de la santé qui travaillent gratuitement dans
un grand nombre de pays.
Et cela parce que nous
possédons un capital humain et que nous disposons en effet
de 100 000 millions de dollars en capital humain, a-t-il
indiqué.
Il a lu ce qui était
publié dans plusieurs médias qui ont repris l’infamie de
Forbes, et déclaré à ce sujet que tandis qu’ils publient ces
mensonges délibérés, ils ne disent rien des presque 20 000
étudiants latino-américains de médecine qui étudient à
Cuba ; ou du fait que dans ce pays presque 100 000 médecins
vont être formés lors des prochaines années. |