26 juin 2006 : déclaration d'André Gérin.
La candidature d’Olivier Besancenot à l’élection présidentielle me semble logique, à la différence de Marie-George Buffet qui la juge regrettable. Pendant que la candidature communiste porteuse du combat populaire contre le capitalisme demeure obstinément aux abonnés absents, l’extrême gauche occupe le terrain. L’atonie du PCF, son enfermement dans des calculs politiciens sont préoccupants alors que le pire est peut-être devant nous avec un Front national atteignant les 18 ou 20 %. De très nombreux Français, notamment dans les milieux populaires, qui ont voté non au référendum du 29 mai 2005 se sont sentis trahis lorsqu’ils ont vu des dirigeants communistes faire la cour à un Parti socialiste arc-bouté sur son oui. Que signifiait, dès lors, une candidature de la gauche de la gauche sinon servir de marche pied au candidat socialiste ? Nous sommes repartis plein but pour une union sans contenu. Pour faire gagner une gauche authentique, il faut tout faire pour éviter un remake de la période Jospin. Il faut créer un sursaut populaire au premier tour des présidentielles en faisant sortir les abstentionnistes de leur grève des urnes, en convainquant les électeurs FN qu’ils se trompent de colère. Dans ce combat il y a de la place pour tout le monde et singulièrement pour le Parti communiste français. Personne ne doit être réduit au rôle de godillot.
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