Le 31 août 2006, J.F Mémain a envoyé à certains camarades un courrier avec l’invitation à la réunion des 17 et 18 juin à La Rochelle ainsi que son compte rendu. Ci-dessous la réaction d’une camarade.
Coup de gueule, coup de sang !
Je ne me suis jamais exprimée pour dire ce que je pensais. Mais aujourd’hui je peux me le permettre. Ras le bol de mes dirigeants de Charente Maritime.
Pourquoi suis-je mise à l’écart des discussions ou réunions faites en catimini comme avec le gouvernement de droite (courrier reçu le 06/09/06 pour m’annoncer que les 17 et 18 juin 2006 se tenait une réunion). Suis-je donc trop bête ou pas assez intelligente pour pouvoir m’exprimer ?
Je suis et je resterai toujours un col bleu. N’oubliez pas chers camarades que je vote…
Mes convictions communistes n’ont jamais changé. Je me croyais dans un parti où la liberté, l’égalité et la fraternité étaient de rigueur. A vous de me prouver le contraire.
Je ne suis pas et je ne serai jamais un mouton de Panurge.
Pascale Millon. Le 10/09/06.
Rencontre de la tendance nationale huiste. Les 17 et 18 juin, à La Rochelle, une cinquantaine de huistes se sont réunis pour affirmer la priorité de l’union avec le PS. Outre la présence du secrétaire fédéral, on notait celle de membres de la direction nationale, comme l’ancien patron de la fédération CGT de l’énergie, Denis Cohen (« remercié » par les adhérents CGT), l’ex-ministre de Lionel Jospin Jacques Brunhes, ou encore Dominique Grador (qui envisageait la dissolution du parti communiste, voir ses déclarations dans le journal le Populaire du Centre du 28 mai 2002) et Fabienne Pourre.
Evidemment, leur réunion se voulait « débarrassée de tout esprit de chapelle ou de clan » puisqu’il « ne s’agit pas [...] d’échafauder une "organisation" de certains membres du parti contre sa direction actuelle » ...
Alors que les refondateurs, regroupés autour du député de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec, font le forcing pour éviter une candidature Buffet en 2007, au profit d’un représentant de la gauche mouvementiste, tel José Bové, les huistes poussent la numéro 1 à s’engager clairement dans la campagne sous son nom : « Marie-George Buffet est la meilleure candidate », a lancé Fabienne Pourre, chargée du secteur mondialisation à la direction du PCF, à l’ouverture de la rencontre de La Rochelle. « Notre réunion n’est donc pas pour savonner la planche. » Voire, car certains soupçonnent les amis de Hue de pousser la secrétaire nationale, dans l’espoir qu’elle ne fasse guère mieux que les 3,37 % de leur champion en 2002. D’autant que les sondages ne la créditent pas d’un score fleuve.
Les huistes conseillent donc à la direction du PCF de se rapprocher de la gauche prête à gouverner.
Cette offensive pour forcer Marie-George Buffet à choisir une stratégie d’union de la gauche a déjà été relayée dans le Val-d’Oise, le fief électoral de Hue. Plusieurs responsables locaux du PCF et élus de ce département, dont une adjointe de Robert Hue à la mairie de Montigny-lès-Cormeilles, ainsi que Bernard Frédérick, rédacteur en chef des publications de la fondation Gabriel-Péri, présidée par Hue et Dominique Bègles, journaliste à l’Humanité, ont lancé le 13 juillet une « contribution au débat stratégique ».
Quelques commentaires : Les communistes du 17 n’ont eu à aucun moment connaissance de cette réunion (secrète ?), ni à la fête départementale du 25 juin, ni à leur assemblée départementale du 6 juillet, ni dans les Nouvelles.
Cette réunion ne fait que confirmer ce que notre collectif écrit au sujet de la fédération 17 sur son comportement anti Marie-George et pro PS pour garder les places (voir notre numéro 17 de CommunisteS). 31 juillet 2006 |