23 novembre 2006

 Vœu déposé par Camille Marques, conseillère d’arrondissement PCF: il ne sera pas présenté au Conseil d'Arrondissement par décision du Maire.

 

Le Conseil d’administration de la SNCF vient d’attribuer le marché de près de 4 milliards d’euros, « le marché du siècle » selon les observateurs, du renouvellement des trains de banlieue parisienne à la firme canadienne Bombardier au détriment d’Alstom. Cette décision est très lourde de conséquences pour l’avenir de l’emploi industriel en France, également dans notre région.. Le choix de Bombardier est ouvertement justifié, suivant la logique rejetée par notre peuple de « la concurrence libre et non faussée », par les moindres coûts annoncés notamment avec le recours à des usines et des sous-traitants situés dans des pays pratiquant le dumping social. Le coût social et technologique pour notre pays ne peut être ignoré. Ce contrat est scandaleux. Les miettes laissées à Alstom n’y changent rien. Le pays et les salariés vont le payer très cher. C’est le démantèlement d’Alstom qui est programmé, une filière industrielle d’excellence, qui a permis de répondre aux besoins de notre pays, et notamment la réussite du TGV, dont on vient de célébrer les 25 ans. Les conséquences sur l’emploi se chiffrent directement à plusieurs milliers de postes sur plus de 10 ans en France. La Ville de Paris est directement concernée en tant que membre influent du STIF, syndicat des transports d’Ile-de-France, financeur à 50% de l’investissement. Elle ne peut non plus se détourner des enjeux industriels et d’emplois posés. Le 14ème arrondissement où se trouve une importante concentration de cheminots et la gare Montparnasse est également concerné. Aussi est proposé le vœu suivant : le Conseil du 14ème arrondissement demande au Maire de Paris et aux administrateurs du STIF désignés par le Conseil de Paris d’intervenir pour obtenir la rupture du contrat attribué à Bombardier du renouvellement des trains de banlieue de la SNCF et la conclusion d’un autre contrat qui préserve l’avenir de la filière de l’industrie ferroviaire en France et impose que la totalité de la production s’effectue sur le territoire national

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