Cachan : honte
à la France de Sarkozy
Cachan 17 août : petit compte-rendu de la journée, d'après Bellacio.
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5h30 : des soutiens sont présents devant et dans le squat de Cachan
7h30 : le quartier semble encore tranquille mais de nombreuses rumeurs de mouvements de troupe sarkozyste commencent à devenir concrètes
8h30 - 9h : une armée de bleus envahit le campus, la ville de Cachan et les abords de l’ens sont littéralement quadrillés de façon militaire
9h30 : l’évacuation commence avec des scènes ignobles, les flics trient littéralement les habitants entre gens avec papiers et sans papiers. Un commissariat "mobile" se monte a toutes vitesse , en tout ce seront 100 personnes sans papiers qui passeront dans cette tente de la honte, avant d’être envoyées en centres de rétention
10 heures : la croix rouge, présidée par Mattei monsieur canicule 2003, arrive, alibi de cette expulsion " humaine " commence à monter ses tentes, bizarrement elles serviront plus à cacher les manœuvres des flics aux yeux des caméras qu’à abriter les expulsés. L’autre bout de l’avenue bordant la faculté d’où partent le convoi de la centaine de sans papiers raflés, est carrément bloquée, et interdite à tout journaliste et à toute caméra.
12 heures : les premiers cars loués par le préfet du 94, M. Bernard Tomasini, sous les ordres du ministère de l’intérieur, arrivent. Le tri des expulsés se fait au compte goute sous les yeux des crs hilares, arrogants, très sûrs de leur soit disant " bon droit " prenant visiblement leur temps. Les gosses hurlent, les femmes paniquent. Il fait chaud , personne ou presque n’a mangé depuis le matin.
15 heures : les femmes avec leurs enfants craquent, les crs s’énervent distribuent quelques coups de matraques, ce seront les gradés, caméras et médias obligent, qui leur donneront l’ordre d’arrêter. La tension monte puis retombe
17 heures : des familles décident de rester sur place et d’occuper les lieux.
20 heures : un gros orage éclate. Grâce à la solidarité de beaucoup, des tentes se montent. Une occupation commence
Cette date du 17 août n’est pas innocente.
Sarkozy et ses sbires racistes savaient très bien que le week-end du 15 août et la semaine qui suit sont une très bonne date, pour expulser, rafler, et déporter en toute tranquillité. Non cette date n’a pas été choisie au hasard. Sarkozy et sa police raciste savaient très bien que de nombreux- militants des associations, collectifs d’aide au sans papiers seraient mobilisés ailleurs ou en vacances. Le double langage de ce démagogue qui court après les voix du front national n’est plus à prouver. C’est à un véritable coup de force militaire, que nous avons assisté cette journée du 17 août à Cachan.
Pour cela nous disons Honte à Nicolas Sarkozy et à sa politique raciste.
Pour cela nous disons Honte au préfet du 94 Bernard Tomasini et à ses " explications " pseudos " humanitaires " devant les caméras et les micros des médias collabos.
Pour cela nous disons Honte à ce pays qui ose se prétendre encore le pays des " droits " de l’homme.
Pour cela nous disons Honte aux médias qui ont raconté n’importe quoi sur cette expulsion, en minimisant systématiquement son caractère raciste et de politique spectacle sécuritaire.
Pour cela nous disons Honte à la police de ce pays en voie de devenir un pays totalitaire.
Cette police qui sert les intérêts des barons de la finance, ceux d’un politicien arriviste démagogue et populiste est la même que celle qui réprima durant les révolutions de 1830 et 1848.
C’est la même qui réprima la Commune.
C’est la même qui rafla et emmena les gens à Drancy et vers les déportations.
C’est la même que celle qui provoqua les sinistres ratonnades du préfet collabo Papon le 17 octobre 1961.
HONTE A CE PAYS QUI PRATIQUE DE TELLES CHOSES IGNOBLES.