Congrès UD CGT des Bouches du Rhône

Impressions de Serge Bonutti, dirigeant du syndicat CGT de l’usine Lustucru à Arles qui mène un combat acharné pour l’emploi depuis que le groupe Panzani propriétaire de l’usine a pris prétexte de l’inondation de la ville pour délocaliser en Italie.

C’est un congrès qui a manifesté son attachement à un syndicalisme de classe, de masse et anticapitaliste. Ça tranche avec le congrès confédéral. La question de la réappropriation des richesses nationales est une idée qui est venue fortement dans le rapport de Mireille Chessa, secrétaire générale, et dans les débats.

Dans ce congrès - et c’est la conséquence logique de ce que je viens de dire - ont été également battues en brèche un certain nombre d’idées à la mode au plan national comme celles de la sécurité sociale professionnelle. Quand on connaît le poids du département des Bouches du Rhône si ces opinions n’étaient pas prises en compte au plan national cela poserait un vrai problème de démocratie...

Il y a eu aussi des moments forts, j’en retiens trois :

L’intervention des sans papiers et le soutien réaffirmé du congrès à leur lutte. Les sans papiers sont des citoyens que l’on ne veut pas régulariser et qui se font exploiter. Leur combat est le nôtre.

L’appui à Momo qui est un exemple vivant d’une CGT qui, face à Carrefour, N°2 mondial de la distribution, se bat pour exister, pour que soit entendue et respectée la dignité des salarié-e-s.

L’intervention des chômeurs. La démarche du comité chômeurs, par l’âpreté des batailles qu’il mène et leur caractère novateur (logement, sans papiers, emploi, indemnisation...) marque toute la CGT de ce département.

En ce qui concerne l’agroalimentaire en général et Lustucru en particulier j’ai apprécié que Bernard Gleize, responsable régional de la profession, ait rappelé la persistance de la lutte chez Lustucru et qu’il fasse le lien avec les Nestlé et les salariés OMI.

De manière générale j’ai ressenti dans ce congrès un grand vent de fraternité, valeur fondatrice de la CGT, ciment de son unité et qu’il ne faut pas perdre.

 

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