Déclaration de Maxime GREMETZ CPE : une grande victoire Les étudiants, les lycéens, les salariés, tous unis, viennent de remporter une grande victoire. Le CPE est mort. Ayant mené le combat au nom du Groupe Communiste et Républicain pendant deux semaines, nuit et jour, puis avoir m’être mis à la disposition des étudiants, des lycéens, des salariés, des parents d’élèves, des privés d’emploi, et participant à toutes leurs manifestations, je me réjouis de cette grande victoire qui en appelle d’autres. Après le 29 mai, la colère des habitants des quartiers populaires, la lame de fond traduit le refus d’une politique de régression sociale. Celle-ci est marquée par le chômage, les discriminations, l’impossibilité de joindre les deux bouts, la précarité généralisée, l’insécurité professionnelle et sociale, ne permettant aucun projet d’avenir pour la jeunesse et pour l’ensemble du monde du travail et de la création. C’est ce qu’ensemble 7 français sur 10 ont signifié en participant ou en soutenant l’exigence du retrait du CPE et du CNE. Unis, rassemblés, sur des objectifs qui leur sont communs, ils ont démontré que face à toutes les forces conservatrices du Gouvernement, du Medef, de la droite, rien n’est plus fort que l’action de notre peuple. J’entends bien avec le Groupe Communiste et Républicain à l’Assemblée nationale, m’attacher à obtenir l’abrogation pure et simple du CPE et de faire adopter des mesures nécessaires pour assurer réellement une sécurité d’emploi et de formation, aux jeunes, aux chômeurs et à l’ensemble des salariés, par le renforcement du Code du Travail. Le combat continue dans l’intérêt de toutes et tous et de notre pays.
10 avril 2006 : DECLARATION - CPE : la droite giflée ! La jeunesse vient de donner une gifle magistrale à Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy. Pour la première fois depuis son retour au pouvoir, en 2002, la droite recule. La bataille n’est pas terminée. Il faut obtenir jusqu’au bout l’abandon du CPE et regarder de près le nouveau dispositif du gouvernement. La lutte contre la flexibilité, la précarité, contre le CNE continue. Le MEDEF n’a pas renoncé. Sa présidente, Laurence Parisot, s’est permise de philosopher sur la question en prétendant que l’existence est par nature précaire. Quel cynisme ! Toute la gauche, y compris le PCF doit en tirer la leçon pour sortir des calculs politiciens à court terme et des alternances sans lendemain. Il est urgent de s’atteler aux graves questions posées à notre pays, de promouvoir une grande politique industrielle pour la France, de prendre ses distances avec les absurdités libérales de l’Europe, de lutter contre la logique mortifère du capitalisme financier. Le rejet d’une société qui organise et généralise l’insécurité sociale grandit. C’est une nouvelle donne pour toute la classe politique. Au cours de ces deux mois de lutte, la jeunesse et le monde du travail se sont mis en mouvement. C’est la bonne voie qu’il faut encourager. André GERIN
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