Le Venezuela entérine le contrôle la ceinture pétrolifère de l’Orénoque CARACAS, le 26 juin (PL).- Le processus de nationalisation de la ceinture pétrolifère de l’Orénoque s’achève aujourd’hui au Venezuela avec la constitution d’entreprises mixtes dont le capital est détenu majoritairement par l’Etat. Ainsi, les quatre associations exploitant le brut lourd et extra-lourd qui produisent dans leur ensemble 500 000 barils par jour, deviennent des entreprises dont Pétroleos de Venezuela (PDVSA) est l’actionnaire majoritaire, avec un minimum de 60% du capital. Avec cette décision, les autorités vénézuélienne ferment la dénommée « ouverture pétrolière », considérée par l’Assemblée nationale (parlement) comme une privatisation cachée de la principale ressource du pays latino-américain. Récemment, face à la possibilité que certaines entreprises étrangères n’acceptent pas les nouvelles règles, le président Hugo Chavez avait affirmé que l’entreprise PDVSA pouvait se charger elle-même du ceinture pétrolifère de l’Orénoque et que le pays avait d’autres alliés dans le monde. Actuellement, le Venezuela réalise un processus de certification du brut dans la zone citée, avec la participation de 13 entreprises étrangères qui devraient convertir le Venezuela en première réserve pétrolière du monde en 2008. En ajoutant les 140 milliards de barils qui, selon les estimations se trouvent dans cette région, les réserves du Venezuela devraient atteindre les 316 milliards de barils extractibles en utilisant la technologie actuelle, et dégager un bénéfice de 20%. |