Enfants de la crise du capitalisme, nous avons fait le choix du communisme !

Jeunes animateurs du parti, nous avons adhéré au PCF pour combattre les inégalités, participer à des batailles de solidarité internationale et travailler à la transformation de la société malgré les difficultés liées à l'échec de l'expérience soviétique.

Face aux contradictions sociales de la société française et de la civilisation capitaliste nous avons fait le choix du communisme.

Notre parcours militant nous a amenés à participer, parfois à animer les grandes luttes contre la précarité ces dernières décennies (du CIP au CPE), les mouvements contre les guerres, et les mobilisations posant de manière nouvelle la question du lien entre le mouvement populaire et le politique comme celle de 1995.

Nous avons été acteurs de la bataille politique pour gagner le NON au référendum européen puis du rassemblement anti-libéral autour de Marie-George Buffet.

Si la séquence d'histoire politique et sociale récente a bousculé fortement les références, les pratiques et l'influence de ce qu'il était commun d'appeler le mouvement ouvrier, tout indique dans notre parcours militant au travers de l'ensemble de ces expériences que le Parti Communiste Français est un outil précieux au service du changement.

Alors que l'ensemble de la gauche française traverse une profonde crise idéologique, certains au PCF souhaitent poser le communisme comme simple composante d'une hypothétique force nouvelle aux contours indéfinis, d'autres souhaitent abandonner le mot, d'autres enfin veulent refonder une nouvelle structure pour une gauche de transformation sociale.

Ces choix auraient une conséquence commune: précipiter les militants du PCF au mieux dans une organisation nouvelle qui reste à construire alors que rien n'indique qu'elle puisse rassembler massivement d'autres participants que les communistes eux-mêmes et au pire dans les affres du fatalisme de la disparition ou encore dans la social-démocratie...

L'idée qu'il faudrait clore l'histoire du PCF dans sa forme actuelle n'est pas un point de départ des discussions, c'est une hypothèse d'arrivée portée par certains. Le danger serait de trancher les débats sans que les communistes aient les cartes en mains. Il faut créer les conditions leur permettant d'avoir la pleine maîtrise des enjeux, pour qu'ils se prononcent, décident et trouvent par eux-mêmes les solutions aux défis posés.

N'y a-t-il pas, dans la manière dont nous posons les questions depuis un certain temps, une sur-représentation des questions stratégiques et organisationnelles ?

Nous devons nous interroger avec plus de rigueur sur le contenu de notre projet de société, sur l'incapacité des luttes sociales et syndicales à mener des batailles offensives, sur celles de la gauche socialiste ou de l'extrême gauche à transformer la société.

Le pouvoir de droite décomplexé incarné par Sarkozy et applaudi par Kessler mène la guerre des idées tandis que la gauche, dans l'incapacité de reconstruire, passe son temps à s'interroger sur la forme quand c'est le fond qui est imperceptible pour toutes celles et tous ceux qui sont touchés de plein fouet par les politiques de casses sociales.

 

Pour se hisser à la hauteur des enjeux dans la bataille idéologique et mener les luttes nécessaires, il faut un outil cohérent.

Même imparfait, même affaibli, rien n'indique qu'il faut aujourd'hui en finir avec le Parti Communiste comme semblent le proposer un certain nombre de camarades dirigeants ou non. Notre Parti est encore aujourd'hui une force militante considérable surtout lorsqu'il rassemble tous les communistes. L'enjeu, n'est pas d'encourager les querelles de "sensibilités" qui aboutiraient à la formation de tendances mais bien de reconstruire un outil plus efficace, plus créatif, plus rassembleur, plus proche de la population, plus ancré dans le monde du travail et les quartiers populaires...

La force du PCF est son nombre, son organisation, sa capacité de réflexion, de formation et d'action collective. Soyons conscients de la richesse que constitue un tel outil en même temps que nous analysons ses difficultés.

Ensemble nous pouvons relever le défi du développement d'un parti communiste moderne, utile, efficace et influent sur l'ensemble du territoire. Redéfinir la lutte des classes, comprendre le salariat du XXI ème siècle et contribuer à lui faire prendre conscience de sa force face au capitalisme financiarisé, proposer des choix politiques clairs nourris des luttes sociales et porteurs d'alternatives à la société de marchés: voilà des chantiers à creuser pour pouvoir espérer gagner les prochaines manches dans la bataille idéologique.

Dès lors, abandonner la référence au communisme sera vécu comme un renoncement à notre visée révolutionnaire de dépassement du capitalisme.

 

Premiers signataires Par section:

Fabien Marion Aix en Provence (13) Clotilde Mathieu, Amiens (80), Guillaume Quashie-Vauclin Bagneux (92) Olivier Marzi Bagnolet (93), Cyril Thomas Bourbon (03) Nadia Kacel Bordeaux (33) Romaric Leduc, Brest (29) Jérôme Dulauroy Conseil Général de Seine St Denis (93), Sébastien Laborde Coutras (33) Christophe Dasilva Drancy (93) Alexis Haouadeg, Epinay sur Seine (93) Marianne Lavallée Guîtres (33) Anne Laure Perez Gennevilliers (92) Valère Lambré Halluin (59) Manuel Blasco, La Courneuve (93) Pedro Maïa, Loire & Sèvre (44) Laurent Brun Lyon (69) Olivier Lopez marseille (13) Jessica Dulauroy Montreuil (93) Jean-François Lair Nanterre (92) Aymeric Seassau Nantes (44) Adrien Tiberti Paris XIème (75) Florian Lhotellier Rennes (35) Alexis Coskun Strasbourg (67) Coline Etienne Toulouse Sud (31) Denis Oztorun Villejuif (94).

Contacts
Aymeric Seassau 06 13 49 11 59 / pcf44.seassau@orange.fr,

Jérôme Dulauroy 06 74 79 12 58 / djej@chello.fr

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