Assemblée départementale des communistes de Charente-Maritime:
Faut-il en rire ou en pleurer ? La direction départementale loin des préoccupations des adhérents.
Avec un retard d’une ½ heure, l’assemblée ( 66 présents) peut commencer avec un rapport introductif du secrétaire départemental. Pendant plus de 2 heures, de nombreuses ( 25 ) interventions se succèdent : le besoin de se retrouver, de donner son avis est évident. Cela n’a pas empêché le secrétaire départemental, dans sa conclusion finale, d’affirmer que les AG ne servent à rien et aboutissent à rien. (Cela en réponse à des camarades de La Rochelle qui avaient fait remarquer qu’il n’y avait plus d’AG de section depuis un an).
Après quelques échanges sur le projet de Ripostes, la discussion a porté essentiellement sur le Parti. Ainsi :
Un camarade constate que l’Huma, qui n’est plus un journal communiste, ne relate pas les points de vue des diverses sensibilités (dont J.F. Mémain a reconnu l’existence). Il lui a été répondu que Boccara était passé dans l’Huma. ( Après ceux de Cohen-Seat, de Dartigolles, de Gayssot, de Martelli, de … qui œuvrent chacun à sa manière pour la liquidation du parti, un seul point de vue d’un camarade qui est pour le maintien de l’existence du parti, cela suffirait ?).
Un ancien dirigeant s’affirme pour la nécessité du parti, regrette la suppression des cellules, du travail de terrain, de proximité, pour conclure ….. qu’il n’est pas figé dans sa pensée. Il sera répondu que les cellules existent statutairement ( mais en oubliant de dire que les statuts ont fait disparaître leur financement ).
Des dirigeants départementaux ont insisté sur le score catastrophique du Parti aux présidentielles et aux législatives ( Jamais ne furent évoqués les bons scores des députés communistes élus, ni pourquoi à la Rochelle, les voix du parti baissent de 9% alors que sur Rochefort-Aytré , elles progressent de 17 % par rapport à 2002).
Ce déclin communiste était même mondial. (Ils oublient, par ignorance ?, les partis communistes du Portugal, de Grèce, de Tchéquie, de Chypre, d’Inde, de Chine ….. le mouvement de renouveau révolutionnaire en Amérique Latine). Ceux qui invoquent un retour de fondamentaux ont le réflexe d’un enfant qui a peur et revient vers sa mère, dixit le secrétaire de La Rochelle !
Visiblement leur but est de démontrer que le PCF c’est fini et qu’il faut donc fonder un autre parti. S’appuyant sur des extraits de livres scolaires où l’image du communisme est mauvaise, un camarade enfonce le clou.
Cette fuite en avant fait penser à celle des socialistes allant rejoindre Sarko fait remarquer un camarade qui développe (trop longuement vu le nombre de ceux désirant intervenir) des rappels historiques et théoriques, sur Marx, Lénine, le communisme, le 28ème congrès.
Des camarades rappellent que l’on n’a pas à avoir honte de l’Histoire de notre Parti : Des luttes anticolonialistes à la Résistance en passant par le Congrès de Tours en 1920 qui était aussi une conséquence de la trahison de socialistes qui avaient soutenu la tuerie impérialiste de la 1ère guerre mondiale. Ils ne comprennent pas comment si on dit vouloir se battre pour un projet communiste, on peut se passer du parti communiste et que le changement de nom ne changerait rien à l’affaire de l’anticommunisme. A ce sujet une comparaison est faite par une jeune adhérente, avec l’immigré qui même s’il change de nom pour montrer sa volonté de « s’intégrer », ne peut pas changer sa tête. On ne peut se dire communiste et en avoir honte.
Il est rappelé combien le racisme est un poison et des camarades ont insisté sur le rôle de Sarkosy et en particulier sa présence médiatisée sur les stades. De même le rôle du pognon qui irrigue toute la société. A ce sujet est rappelé le projet de Sarkosy de dépénaliser la délinquance des patrons qui a été dénoncé par la juge Eva Joly, le parti ayant été bien timoré.
Un camarade regrette que le parti n’ait pas poursuivi la voie antilibérale aux présidentielles. Il dit ne pas vouloir se représenter aux prochaines municipales doutant de son utilité pour les idées communistes, point de vue qui est fortement contesté par ailleurs.
Des camarades rappellent la nécessité de la formation des communistes (Est-ce archaïque, puisque ce serait un retour au passé ?). Il faut que les communistes se rencontrent, discutent, échangent pour être à même de mieux agir auprès de la population. Il faut que des AG de section soient organisées.
La réponse sera apportée par J.F. Mémain : (Ainsi que M. Carmouse, membre du CN), il est pour fonder un autre parti. Il ne voit aucune utilité dans les assemblées générales. Il a aidé à la démocratie dans le parti en envoyant un recueil d’interventions diverses édité à l’initiative de sa «sensibilité ». Il demande à la direction nationale de participer au financement de ce recueil. Il affirme que cette même direction nationale est inexistante quant à la préparation du congrès.
Voilà au moins un dirigeant qui annonce la couleur…, mais sans en tirer les conséquences : que fait-il au parti ?, puisqu’il veut en fonder un autre.
Ce final ubuesque d’un dirigeant pourrait porter à rire. Mais vu la situation il a sans doute dû empêcher un certain nombre de camarades de s’endormir.
Francisco Granados.
Que se passe-t-il dans la fédé du PCF 17 ?
J.F. Mémain « invite » les communistes le mercredi 3 octobre à 18 h 30 à Rochefort à une assemblée départementale du PCF.
A Rochefort, pas d’assemblée générale de section depuis mai 2007, à La Rochelle, pas d’assemblée générale de section depuis octobre 2006 : on aurait pu penser qu’il ne se passait rien dans la fédé du PCF 17. Et bien NON ! Cette situation ne pouvait pas durer.
J.F. Mémain a donc pris sur son temps pour écrire une lettre en date du 26 septembre qui précise « …nous sommes conscients que l’existence et l’utilité d’un parti se réclamant de la transformation progressiste de la société exigent beaucoup d’innovation de notre part. Le débat doit donc maintenant s’organiser… ». Il accompagne sa lettre d’une brochure sur papier glacé dont il a contribué financièrement à sa publication.
Dans cette publication, on peut retrouver des interventions de beaucoup de sensibilités dans le parti. On ne pourra que constater que les amis de R. Hue ont la part belle : c’est normal, ils la financent avec leur argent (qui vient d’où ?).
Mais ne faisons pas la fine bouche. Les camarades du département n’ont pas reçu le questionnaire national « Ouvrons le débat. Les communistes à l’offensive pour imaginer une alternative crédible au capitalisme du 21ème siècle » qui devait servir à la préparation du congrès national des 8 et 9 décembre mais ils ont une belle brochure. Ils n’ont pas d’AG de section mais ils ont une assemblée départementale annuelle.
Alors que le débat commence !. Et comme dit notre copain Sergio « Vieux motard que jamais ».