25 Janvier, le medef se pourvoit en cassation.

Après 3 ans et demi de procédure, procès, appel, et d’angoisses pour les 4 mis en examen et leurs familles, le tribunal de Poitiers, reconnaissant qu’aucune charge ne pouvait être retenue contre les4, a tranché le vendredi 19 janvier 2007 :

Relaxe pure et simple pour les 4.

Le medef clame depuis le début, sur FR3, dans la presse locale, qu’il suivrait les décisions de la justice. Mais après la relaxe, le medef « change » : il critique violemment les magistrats de la Cour d’Appel de Poitiers, exerce son pouvoir de nuisance et se pourvoit en cassation.

Les conséquences de ce pourvoi : de nouveau l’attente et l’inquiétude pour 4 innocents et une procédure très coûteuse pour des travailleurs.

Mais qu’importe l’argent pour le medef : cela ne sort pas de sa poche. Ce pourvoi du medef est encore un exemple d’acharnement contre les travailleurs qui luttent. La solidarité continue.

 

Le 19 janvier, LES 4 DE LA ROCHELLE RELAXES

Le 5 juin 2003, lors d’une manifestation contre les retraites et la décentralisation, le siège du medef, suite à un concours de circonstances, avait été endommagé par un incendie.

Après une instruction bâclée (des provocateurs interrogés puis relâchés sans être inquiétés….), 4 militants de la CGT avaient été mis en examen pour incendie volontaire. Le but était clair : criminaliser le mouvement social, trouver 4 boucs émissaires et faire payer la CGT. Aussitôt un comité de défense se constitue : Il compte à ce jour 1538 adhérents. Après 2 manifestations de solidarité, l’une à La Rochelle le 30 mars 2006, jour du jugement de première instance, avec plus de 6000 manifestants venus de toute la France, l’autre à Poitiers le 8 décembre 2006, jour de l’appel, avec plus de 12 000 manifestants, la cour d’appel de Poitiers a tranché : elle a relaxé les 4 de La Rochelle.

Tous les démocrates ne pourront que se réjouir que la cour devant un dossier vide n’ait pas cédé aux injonctions du medef.

Pendant plus de 3 années de souffrance et de tension pour les 4 et leurs familles, la solidarité n’aura jamais manqué. Elle n’a pas été vaine.

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