Un peu de courage pour dénoncer l'alliance Modem-PCF à Aubagne!

J'apprends sur France Info ce soir à 19 heures, en même temps que Marie George Buffet qui est l'invitée de l'émission, que les communistes d'Aubagne (si on peut encore les appeler ainsi) ont fusionné avec le Modem (ils sont tête de liste, ils ne peuvent pas dire que les socialistes leur ont forcé la main, et ils avaient pourtant de grandes chances d'être réélus sans aide).

Martine Aubry a fait de même à  Lille, Guérini à Marseille, tandis que le Modem après avoir sollicité la liste de gauche à Toulouse s'est finalement tourné vers la liste de droite sortante. Marie George se moque de ce parti à géométrie variable, et elle a raison.

Mais Marie George, à la question du journaliste qui lui demande si les candidats communistes ne devraient pas quitter la liste Guérini à Marseille essaye de noyer le poisson comme elle peut en disant à peu près : "on ne va aller se cacher chaque fois qu'il y a un modem". Et le journaliste ne la rate pas :  "ça serait courageux pourtant". La rhétorique qui essaye de faire passer une reculade pour une forme de courage ne convaincra jamais personne.

Marie George Buffet a critiqué dans des interventions précédentes les socialistes qui s'allient au Modem, mais n'a pas montré la moindre désapprobation envers nos camarades fourvoyés dans de telles alliances, à Grenoble, à Roubaix, à Montpellier, dès avant le premier tour, et elle a esquivé ce soir la question du journaliste sur Aubagne, ce qui affaiblit singulièrement la porté de sa prise de position.

Dans cette affaire de Modem la seule position claire et efficace et un tout petit peu courageuse était de refuser immédiatement, quelqu'en soit le prix, toute alliance avec la droite. Si le PCF avait eu par la voix de ses représentants le courage de prendre cette position dès début février quand Delanoë a lancé ses ballons d'essai, personne ne parlerait plus du Modem aujourd'hui, il serait clairement perçu comme une partie de la droite, il ne serait nulle part apparu comme une alternative, et il aurait eu nettement moins de voix.

A Paris Delanoë y a finalement renoncé. Je crois que la position ferme de l'AG de la section du PCF du XXème dénonçant toute présence communiste sur une liste où se trouvent des représentants du Modem y a contribué, ainsi que la prise de position ultérieure de la Fédération de Paris menaçant en cas d'alliance Modem de boycotter l'exécutif.

L'exemple lamentable d'Aubagne interdit en tout cas de faire comme si il n'avait jamais été question à Paris d'alliance avec la droite.

G. Questiaux.

retour archives