Impressions du débat « le PCF et sa politique régionale » du mercredi 28 octobre

 Le secrétaire fédéral nous a donc lu des extraits de la résolution du CN en particulier

« Le conseil national appelle les communistes à prendre leurs décisions région par région en pleine connaissance de cette offre, en appréciant les possibilités de la conduire dans chacune de leurs régions, en prenant les décisions les plus utiles pour faire avancer les objectifs qu’elle énonce ».

 Mais il n’a jamais précisé quels étaient l'offre et ces objectifs. Il aurait pu par exemple dire que

« le premier enjeu sera celui des orientations politiques adoptées, le troisième enjeu est celui de l’alternative politique à gauche », lire ces extraits, « La gauche mobilisera si elle va au devant des électeurs avec un projet clair et combatif, qui favorise l’intervention populaire pour faire face aux urgences sociales. Elle ira au contraire à l’échec si elle mise sur des calculs politiciens qui la conduisent à composer avec les idées libérales au moment où celles-ci font la preuve de leur faillite…. Ces listes, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche sur des choix clairs…. Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l’exclusion du Modem…. »

 Finalement, on tronquant les termes de la résolution, le débat était biaisé. Naturellement il n’a pas parlé des ateliers, (dans notre région il n’y en a pas eu), même si on peut avoir quelques doutes sur ces ateliers.

Quant à la possibilité d’une liste PCF ouverte sur le mouvement social, (en 2004, une telle liste en Picardie a fait le meilleur score soit 11%) pourquoi en aurait-il parlé, puisque que le Parti était obligé, selon lui, d’aller tout de suite avec le PS.

 Les interventions, car le débat contradictoire n’a jamais été poussé, ont donc porté en grande partie sur la tactique.

A ce sujet il faudrait la plus grande transparence auprès des camarades et non des négociations menées par les élus sortants. Il faudra repenser le rôle des élus communistes dans l’organisation de leur parti. L’année prochaine ce sera le 90ème anniversaire de notre Parti. Il faudrait rappeler qu’il a vu le jour, comme d’autres, suite à la faillite des partis sociaux démocrates, dirigés par des notables, qui avaient soutenu la boucherie impérialiste de la première guerre mondiale.

 Les électeurs des dernières élections et particulièrement les jeunes, les abstentionnistes, principalement dans le monde ouvrier et populaire, que vont-ils penser d’une alliance à nouveau avec le PS au premier tour ? Est-elle compatible avec notre ambition de transformer la société, avec nos propositions radicales et rassembleuses, avec nos idées communistes ?

 Le rapport a focalisé les problèmes par le petit bout de la lorgnette.

Ainsi, il a été beaucoup question de bilan surtout dans les TER. Mais cela ne recouvre pas tout le problème de la SNCF, des transports, du ressenti de tous les cheminots (voir leur dernière grève du 20 octobre) et des usagers.

On a parlé des spécificités du Poitou-Charentes, sans que ne soit développé le projet de l’Europe des grandes régions voulue par l’UE et avec l’accord du PS.

A force de zoomer, la question principale qu’un marxiste doit poser avait pour réponse dans la bouche d’une camarade : avoir des élus communistes ! Mais peut-être était-ce l’humour de Groucho Marx ?

 Dernière remarque : une femme sur 5 à la tribune et 4 interventions de femmes sur 21 (comme communiste 21).

 A part ça, rien de nouveau à Bobyland.

Francisco Granados.

 

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