Compte rendu du débat « le PCF et sa politique régionale » du mercredi 28 octobre
Programmé pour 18 h 30, à 19 h 10 le débat est introduit par le secrétaire fédéral en présence de 63 camarades.
Après un rapide tableau de la situation en France, il présente S. Royal comme la seule candidate crédible face à Sarkozy en 2012. Il évoque un possible programme de la Gauche, la gauche, la gauche.
Il rappelle la décision du dernier Conseil National et fait lecture des passages de la résolution du CN indiquant la possibilité pour chaque région de décider de sa position, ce qui a permis un vote très majoritaire au CN. Il rappelle les résultats aux européennes pour dire que la seule solution pour avoir des élus à la région la seule solution c’est de repartir avec Mme Royal.
21 camarades vont s’exprimer dans le débat.
8 vont exprimer leur désaccord avec l’option fédérale : est-ce le retour de la gauche plurielle ? Les camarades sont déboussolés, en quoi les régions à « gauche » (20 sur 22) ont été un contre pouvoir face à Sarkozy, front de gauche ou pas, on n’a plus jamais notre identité, on ne veut pas devenir comme R. Hue qui s'est rallié à la liste socialiste en Ile-de-France, on doit essayer de remonter tout seul, le PS nous a détruit, faut-il être à tout prix dans les exécutifs, où sont les propositions élaborées avec les gens et par les camarades de base, si nos élus ont un bon bilan ils n’ont pas à redouter le verdict des électeurs, il faut lutter contre le bipartisme, contre le social libéralisme, on n’est pas enchaîné avec le PS, c’est la première réunion sur le thème des régionales où est la souveraineté des communistes, aucune région ne s’est opposée à la mise en place de la réforme Fillon concernant les agents dans l’Education Nationale, avec une politique à géométrie variable comment peut-on exister comme parti, si le PS s’allie au modem au second tour que fera le parti, il n’y pas que les élections , pour être communiste il y a la bataille de tous les jours.
2 sans préciser l’option qu’ils défendaient posent des questions ( Quel projet politique, ne pas renier ses idées, défendre un pôle public bancaire dont le PS ne veut pas).
11 vont s’exprimer pour la reconduction avec le PS invoquant : la menace du fascisme, l’impossibilité de passer la barre des 5% et encore moins celle des 10%, on a besoin d’élus communistes, face à la gauche éclatée on doit rassembler à gauche avec le PS pour battre la droite, nos élus ont fait avancer des choses particulièrement sur les transports, la TIPP, les enfants de Saintes qui vont à la piscine à Royan pour 1 €, Mélenchon veut nous faire disparaître, il n’y a pas photo entre Royal et Raffarin, on est bien dans les mairies avec le PS pourquoi pas à la Région, on a été avec le PS en 2004 pourquoi pas en 2010, les gens veulent que la gauche se rassemble, la question principale (thèse marxiste) est : on a besoin d’élus quelque soit l’alliance qui est ici la question secondaire (thèse marxiste).
L’ancien secrétaire fédéral conclut le débat : il est pour la reconduite avec Mme Royal même si elle n’est pas très claire par rapport au modem, ce n’est pas sur le bilan que la gauche va gagner mais sur son projet, le CN nous enferme sur un débat de stratégie mais jamais sur le débat de fond pour repenser le communisme du 21ème. ( Joli tour de passe-passe pour communisme 21.)
Pourquoi à la fête fédérale de juillet n’y avait-il pas de débat sur les régionales, pourquoi pas d’impulsion dans les sections? Mais l’actuel secrétaire fédéral n’avait pas tous les éléments !…