La continuité dans la continuité dans le 17
Le congrès départemental du PCF qui avait commencé à 18 h 40 s’est terminé vers 23 h 30 sur le vote de la délégation au congrès national : une délégation unicolore sans aucun délégué ayant participé à la campagne du Front de gauche, et ce sous le regard impassible de L. Benoist de la direction nationale.
Juste avant, c’est le vote d’une « motion » prononcée par l’ancien secrétaire fédéral pour condamner l’envoi du numéro 23 de CommunisteS et…. refuser les textes de la direction nationale. De cette motion que ne connaissait pas totalement l‘actuel secrétaire départemental aux dires de l’orateur, je n’en dirais pas plus car il n’y avait pas de trace papier. Naturellement pas de discussion. Le vote a été fait dans la foulée de la présentation.
Cette phase terminale illustre parfaitement pourquoi une dizaine d’intervenants (sur 28) ont abordé le manque de démocratie dans le 17 et le non-respect de la diversité. Un camarade résistant-déporté dira que l’ancien secrétaire fédéral ne rendait pas service au Parti, bien au contraire.
Mais après tout comme il a été dit à la tribune du congrès (toujours aussi unicolore), la fédé est démocratique puisque ces interventions ont eu lieu.
Le jeune secrétaire d’une cellule avait proposé que le congrès vote une motion sur la Palestine : le vote n’a jamais eu lieu.
Des cartes ont été mises sur la table dans le débat.
Celles de la fédé qui s’oppose à la direction nationale. Mais cette opposition est biaisée au nom de la défense du parti car ces mêmes fédéraux de «Communisme 21 » ont signé pour fonder un autre parti.
Les critiques contre Mélenchon, l’affirmation comme quoi le PS a viré à gauche et qu’ainsi il a gagné les Régionales (voir M. Aubry qui est revenu sur son idée de retraite à 62 ans), que le Front de gauche a été une erreur qui a fait perdre la moitié des élus communistes, sont leurs arguments préférés.
Celles de ceux qui sont pour la stratégie du Front de gauche sans l’idéaliser ou plutôt pour une stratégie de fronts, comme celle du NON à la constitution. C’est une hypothèse de travail. Elle a eu des succès et des échecs et ce, même à l’intérieur d’une région. Ce ne doit pas être seulement un cartel de partis qui peut aller jusqu’au NPA, mais un continuel élargissement aux syndicalistes, au mouvement social, aux gens. Ce rassemblement peut être dans une continuité avec celui du Front Populaire ou du CNR et ces unions là n’avaient pas affaibli le parti. Ce n’est pas à cause du Front de gauche que le parti a baissé électoralement.
Primauté du mouvement populaire, accord au sommet étaient mis en avant soit pour dénoncer l’alliance avec le PG soit avec le PS.
A ceux qui avançaient le respect du vote du conseil départemental concernant les régionales, d’autres opposaient le respect du vote majoritaire régional pour le Front de gauche.
Lutte de classe érodée ou conscience de classe érodée.
Tous ces thèmes relèvent bien du débat politique.
Mais, sans parler des choses dites hors micro, l’ancien secrétaire fédéral s’est cru obligé de dénoncer nommément 4 membres du conseil départemental pour avoir participé aux « mensonges » contre la direction départementale en soutenant le Front de gauche aux régionales.
Aux camarades qui demandaient un retour véritable des cellules qui auraient dû être à la base des candidatures, la tribune répond en plein délire qu’elles ne doivent pas réunir des camarades du sud à ceux de La Rochelle ???‼!.
Et des tas d’autres choses sur le soutien au secrétaire fédéral, le système du nombre de délégués et d’adhérents (500 sur La Rochelle pour 600 cotisants sur le département)….
Francisco Granados, non-délégué, interdit d’assister suite à une décision du conseil départemental pour être finalement autorisé à 18h 30.