Déclaration d’André Chassaigne A la disposition du peuple de France Le peuple de France dispose aujourd’hui d’un Parti communiste en bon ordre de marche pour les échéances décisives de 2012 et pour répondre aux attentes de toutes celles et ceux qui sont en souffrance. Cette unité des communistes, avec leur capacité de conviction et d’action, est la seule garantie d’en finir avec la mal vie pour construire un avenir libéré des forces de l’argent. Les conditions du débat indispensable sur la conception du Front de gauche et sur la démarche qu’il doit porter dans les mois et années à venir ont été clarifiées par la décision de la Conférence nationale de responsabiliser tous les communistes. C’est un acte décisif qui permet aujourd’hui de nous rassembler autour d’un objectif politique commun avec les élections présidentielles puis législatives de 2012. Je prends acte de la décision majoritaire des communistes, qui s’est construite sur la base du contrat politique travaillé avec les partenaires du Front de gauche. Cet accord d’ensemble comporte les orientations politiques et la conception de la campagne, ainsi que le programme populaire et partagé. J’espère qu’il sera rapidement finalisé par la conclusion de l’accord sur les législatives, dans le respect de chacune des organisations, garantissant ainsi l’implication de toutes les forces du Front de gauche et le soutien à ses candidates et candidats sur l’ensemble du territoire. Comme je l’ai affirmé tout au long de la période de débat sur les différentes candidatures, je m’engage pleinement dans la perspective d’un large rassemblement des Françaises et des Français autour de notre ambition commune et du programme populaire et partagé. Afin d’accentuer la dynamique de rassemblement du Front de gauche, je suis toujours convaincu que l’implication populaire doit être un axe déterminant de notre campagne pour construire les contenus de la transformation sociale et écologique que nous voulons. C’est par ce travail de fond sur les consciences que nous pourrons au mieux concrétiser notre volonté d’un autre projet de société. Amplifions pour cela notre construction politique collective, encourageons l’action et l’engagement du plus grand nombre, appuyons toutes les luttes et tous les combats qui se font jour. Soyons donc audacieux pour sortir du formatage de la politique-spectacle ! C’est en initiant réellement une pratique répondant aux nouvelles attentes populaires que nous redonnerons à la politique ses lettres de noblesse et que le Front de gauche prendra une dimension nouvelle, dépassant largement les seules organisations qui le composent, pour en faire une propriété citoyenne. C’est aussi cette démarche qui nous permettra de peser dès aujourd’hui, concrètement, sur les orientations de la gauche dans son ensemble, sans attendre le rapport des forces issu des élections. Plus que jamais, notre Parti, avec la richesse et l’expérience de ses militants, doit être au cœur de cette implication populaire. Notre responsabilité est énorme pour apporter des solutions de haut niveau à la fracture de civilisation mise en œuvre par les forces de l’argent. J’en appelle solennellement aujourd’hui à la responsabilité politique de chaque communiste, quel qu’ait pu être son choix pour la désignation du candidat du Front de gauche, pour qu’il entre et participe sans retenue à la bataille qui s’engage. L’avenir de nos concitoyens, celui des peuples d’Europe et le propre avenir de chacun d’entre nous en dépend. Déclaration d’André Gerin Jean-Luc Mélenchon, candidat du PCF aux présidentielles a obtenu ce qu’il voulait, les clefs de Colonel Fabien. Depuis 2008, Marie-George Buffet a bien travaillé à cette fin pour ce dirigeant du Parti socialiste en refusant une candidature communiste. Pour les responsables du Parti communiste, le résultat n’est pas glorieux : Mélenchon est désigné à moins de 60 % des votants (cela représente 1/4 de suffrages vis-à- vis du nombre d’adhérents) malgré le forcing organisé par l’appareil et la triche dans de grandes fédérations *. André Chassaigne fait un score plus qu’honorable en recueillant 37 % malgré les entraves, les menaces, les invectives, la haine de certains responsables de l’appareil qui n’ont pas digéré le maintien de sa candidature. Une nouvelle fois, les responsables du PCF ont choisi la division des communistes en mettant à l’écart l’opposition lors du dernier congrès. Beaucoup d’adhérents aujourd’hui ne sont pas dupes ce qui confirme que des milliers de communistes ont été interdits de vote. 47 789 suffrages se sont exprimés sur 69 227 inscrits. On constate le gouffre avec les 130 000 adhérents revendiqués. En 2002, avec Robert Hue, j’avais parlé de Dépôt de bilan. En 2007, avec Marie-George Buffet, j’avais parlé de vente aux enchères. Aujourd’hui, avec Mélenchon, on donne les clefs de Colonel Fabien, on ne sait pas jusqu’où tout cela ira. Une chose est sûre, il n’y aura pas de candidat communiste au premier tour d’avril 2012, par contre, il y aura deux candidats socialistes. Les milieux populaires seront devant un non-choix d’autant qu’à ce jour, on ne sait pas si Jean-Luc Mélenchon ira jusqu’au bout dans la mesure où se profilerait un scénario similaire semblable à celui de 2002. Les militants communistes vont vivre une période politique douloureuse, amputés par ce choix chirurgical d’une rupture historique. Les communistes ne laisseront pas faire cette entreprise de sabordage du PCF pour rebondir, se rassembler, sans a priori. Construire avec l’ensemble du peuple de France une nouvelle révolution sociale pour rompre avec le capitalisme prédateur et redonner toutes ses lettres de noblesse à l’idée communiste. * A voir de près : les résultats de Mélenchon : en Seine St Denis, 78,03 %, dans les Bouches du Rhône, 78,26 %
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