Le Comité central du Parti Communiste de Grèce (KKE),
dans un communiqué, a déclaré que les 2 députés européens du KKE ne
siégeront plus au sein de la GUE/NGL
1 - Ils accusent la GUE d'être un
groupe tourné vers l'aménagement et le soutien à l'Union européenne. Ils
reprochent l'évolution politique du groupe confédéral européen et sa
composition après les élections.
2- Dans la ligne de mire des communistes grecs, les partis membre du PGE
(Parti de la gauche européenne), Die Linke et SYRIZA, qui essayent,
selon eux et comme la LCR et LO jadis, d'imposer une ligne politique
dans le groupe et au détriment du KKE.
3- Selon les communistes grecs, la GUE serait devenue un outil de la
commission européenne, grâce à l'impulsion du PGE. Selon le communiqué,
la GUE tente de créer un «bloc de gauche» avec les sociaux-démocrates et
les verts. De plus les déclarations d'Alexis Tsipras apportant son
soutien à Jean Claude Juncker (PPE) sont de la trahison. Le KKE reproche
aussi l'attitude anticommuniste de Die Linke.
4- Le KKE reproche l'attitude de certains eurodéputés membre de la GUE
qui ont soutenu la guerre en Libye, l'intervention de l'UE en République
centrafricaine, l'UE dans les affaires intérieures de la Syrie, la
campagne subversive contre Cuba et n'ont pas condamné l'intervention de
l'UE en Ukraine ...
5- Le KKE refuse d'adhérer à un groupe politique européen, il entend ne
plus participer au fonctionnement du Parlement européen.
6- Le Parti communiste grec veut promouvoir une stratégie politique en
faveur de la classe ouvrière et des couches populaires dans son pays et
en Europe, il entend lancer un processus de reconstruction du mouvement
communiste en Europe.
La participation du Parti communiste grec dans le groupe de la GUE/NGL
serait utilisée comme un "alibi de gauche" opportuniste par des partis
politiques sociaux-démocrates qui agissent en faveur de l'UE et qui
acceptent la barbarie capitaliste.
article et traduction
Nico Maury
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