Ça pleure du côté des radis hors sol. Raccourcis saisissant, à Paris les CRS protègent la convention du PS de la colère populaire, à Troyes la colère populaire se protège massivement du PS. C'est l'abstention massive des quartiers populaires qui fait le score de la droite et son extrême. Depuis 2012, à chaque trahison du pouvoir, lors des élections partielles, les électeurs aggravent la sanction. Le PS maintient son cap. C'est donc que ses choix de servir le capital passent au-dessus de ses intérêts politiques apparents immédiats. Quant au candidat du P"c"F, lui qui fut président du conseil national du dit parti, qui est vice-président du conseil régional avec le PS, ses contorsions politiques sont aussi efficacement sanctionnées : faire 7.5% de voix parmi 25% de votant ne lui laisse de consolation que de se tourner vers les vertus des minorités agissantes. Encore faut-il qu'elles agissent ... et dans l'Aube comme ailleurs il y a matière à plus que s'interroger. Les chiffres disponibles pour le scrutin du 07 décembre 2014 : 66 000 électeurs inscrits. 16 000 suffrages exprimés Le PS par rapport à 2012 voit les quatre cinquièmes de son électorat s'évaporer (2 315 contre 10 900). Le FN perd lui aussi des électeurs, mais il parvient dans ce contexte de forte abstention à retrouver 65 % de ses électeurs (4 355 contre 6 733 en 2012). L'UMP tout comme le Front de gauche réussissent à capter respectivement 41 % et 43 % de leur électorat de 2012. Canaille Lerouge |