Appel à signer – Appel à diffuser : « Grèce-UE : ouvrir le débat entre les communistes »
L’exigence d’ouvrir un large débat entre les communistes se confirme au vu de la domination de la Grèce imposée par l’UE.
En signant cet appel et le faisant signer, les communistes français contribueront à relever plusieurs défis.
Pour affronter la complexité des contradictions : les communistes ont besoin d’une information libre et critique :
Les échanges de ces dernières semaines ont permis de présenter d’autres éclairages et analyses, de faire des propositions pour sortir de la stratégie de « l’Europe sociale et de sa monnaie unique ». La direction de notre parti est confrontée comme tous les communistes à une situation nouvelle. Malgré les interrogations de nombreux militants, le maintien dans le cadre du PGE, de l’euro et des institutions européennes pourra-t-il durer ? Ne relève-t-il pas maintenant de l’obstination ? Pour se hisser à la hauteur et l’importance de l’évènement, l’Humanité se doit de donner tous les éléments du débat permettant d’éclairer les consciences.
Nous le sentons les communistes ne sont pas satisfaits par les explications qui leur sont données, ils sentent que quelque chose n’est pas adapté dans le discours de la direction, ni aux luttes qu’il serait nécessaire de conduire, ni à la réalité de ce qu’est l’Europe. Ils attendent autre chose.
Affronter le capitalisme pour en sortir :
Le
choc d’une nouvelle vague d’austérité imposée à la Grèce confirme que
les crises qui frappent l’Europe sont de plus en plus violentes et ne
trouveront pas de solution en interne au capitalisme.
La question de la souveraineté : la question centrale :
Comme
la Grèce, la France a, contre la volonté de son peuple, perdu la
maitrise de sa monnaie, confié le crédit à la finance, livré ses
entreprises à la loi du marché, abandonné ses travailleurs soumis à la
concurrence avec ceux de l’Europe entière. - Elle s’est mise sous le
joug des institutions européennes. Elle a lié son armée à l’OTAN.
La
perte de souveraineté est totale : TSCG, MES, TAFTA, réformes des
collectivités territoriales la somment de mettre fin à son modèle
social, à déstructurer ses institutions, l’Etat-Nation, au profit d’un
pouvoir supranational au service du capital.
Les
directives européennes détruisent, dénationalisent : transports,
énergie, santé, fonction publique, université : tous les secteurs sont
confrontés à une offensive tout terrain du capital, qui vise à réduire
notre peuple à un nouvel esclavage.
Le défi majeur : répondre aux attentes populaire et du monde du travail :
Le
monde du travail est loin d’être calme : les salariés sont en
résistance, et les mouvements sociaux en France s’accroissent, il y a
des refus contre la casse de la Sncf, des statuts, des transports, de
l’EDF-GDF, de la Fonction Publique….. La confrontation entre le capital
et le travail se durcit. Il existe ces derniers mois, un vaste mouvement
de grèves, invisible et sans traduction politique. N’a-t-on pas recensé
plus de 750 conflits sur la période de juin-juillet ?
Le défi prioritaire pour les communistes est de travailler à l’unité et au rassemblement des communistes.
Ayant fait le choix de rester dans le Parti, et d’œuvrer pour que notre Parti retrouve ses bases de classe et ses traditions de luttes et d’organisation, nous pensons que l’exigence d’un débat pluraliste doit s’ouvrir :
Sur
les ruptures progressistes avec l’UE pour une reconquête de notre
souveraineté nationale et populaire ;
Sur
la crédibilité de la stratégie de l’ »Europe sociale » ;
Sur
les alternatives possibles à la domination des institutions non
démocratiques de l’UE, à la toute-puissance du système bancaire et
financier ;
Sur
l’établissement de relations de Paix, de coopérations et de solidarité
entre les peuples en Europe et dans le monde.
Prenons nos responsabilités :
« Réfléchissons collectivement, nous les communistes, pour envisager la rupture avec les logiques austéritaires européennes, même si cela conduit à une sortie progressiste de la zone euro et de l’UE, et la reconquête de la souveraineté populaire, débat actuellement refusé. »
En nous emparant de ces questions centrales pour leur donner une réponse et une perspective politiques, les communistes contribueront à placer le débat au cœur des enjeux de classe, donc à faire reculer le FN dans la colère sociale et à sortir des carcans européens.
Le réseau « Faire vivre et renforcer le PCF ».
Signez l’appel « ouvrir le débat entre les communistes »