Il y a soixante-dix ans, les 33 premières femmes entraient à l’Assemblée, parmi elles 17 communistes
C’est à la suite de la proposition de loi de Fernand Grenier, communiste, que les femmes ont eu le droit de vote. Pendant l’entre deux-guerre les communistes avaient combattu pour qu’elles votent et soient éligibles, y compris dans leurs mairies, quitte à fabriquer un double scrutin. Et puis il y a eu le rôle des femmes dans la Résistance, le rôle des communistes, aussi Il y a soixante dix ans, trente trois femmes entraient à l’Assemblée Nationale, parmi elles dix sept communistes, dont Marie Claude vaillant Couturier, la même à qui ce minable président socialiste a refusé l’entrée au Panthéon.
Retour vers le passé. Il y a soixante-dix ans, trente-trois femmes ouvraient les portes de l’Hémicycle aux Françaises. Parmi les premières députées de la République, entrées à l’Assemblée nationale le 21 octobre 1945 : Marie-Claude Vaillant-Couturier, Germaine Peyroles, Madeleine Léo-Lagrange, Raymonde Nédelec, la dernière de ces trente-trois précurseuses encore en vie qui fêtera d’ailleurs jeudi ses 100 ans…
Des femmes issues « de familles bourgeoises ou de milieux très modestes », dont trois avaient commencé à travailler à l’âge de 11 ans, a souligné la vice-présidente de l’Assemblée Sandrine Mazetier (PS) lors d’un hommage rendu au Palais-Bourbon. Sur le site de ce dernier, leurs portraits permettent en effet de découvrir des journalistes, des institutrices mais également des sténodactylos et des ouvrières. Une exposition en leur honneur a également été inaugurée au Palais-Bourbon, mercredi, devant un parterre essentiellement féminin. Le buste d’Olympe de Gouges, figure de la Révolution guillotinée et pionnière du féminisme, qui devait initialement être installé en salle des Quatre-Colonnes en ce jour anniversaire, le sera ultérieurement. L’œuvre n’est pas tout à fait terminée.
« Il y a encore du boulot »
Ces 17 communistes, 9 membres du mouvement républicain populaire, 6 socialistes et une du Parti républicain de la liberté ne tardent pas à tenter de faire avancer la cause des femmes, en proposant notamment dès 1947 « une égalité professionnelle et de rémunération entre les femmes et les hommes ».Ces 33 femmes, à qui le droit de vote avait été accordé le 21 avril 1944, représentaient alors 5,6 % du total des 586 députés. Actuellement, elles sont 151 sur 577, soit 26 %, une proportion inédite sous la Ve République.
Danielle Bleitrach