Médicaments dé remboursés : ... « Surtout, en 2015, ne tombez pas malades ! Restez bien portants » !
Déremboursements des médicaments : Mme la ministre de la Santé n'a sans doute ni arthrose, ni hémorroïdes, ni ostéoporose !
"C'est scandaleux » disait-il ; « Voilà qu'on considère comme des médicaments de confort — donc non remboursés —, les médicaments permettant le traitement des hémorroïdes ! J'en ai pour 28 euros de ma poche, pour 15 jours de traitement ! Et je vous assure: ce n'est pas pour du confort !"
C'est alors qu'un autre syndiqué signala:
"C'est pareil pour l'arthrose: les médicaments sont aussi dé remboursés ! Vous avez pour 20 euros la boite, tous les mois ! Je ne crois pas que ce soit non plus du confort !"
18 myorelaxants,
17 vasodilatateurs,
8 produits contre l'ostéoporose,
7 antirhumatismaux non stéroïdiens,
5 anti-hémorroïdaires en crème,
5 anti-arthrosiques et traitements des crampes,
3 antiparkinsoniens et
2 bains de bouche.
Ces déremboursements ont été décidés par le ministère de la Santé pour, — prétendument — « freiner la hausse de la consommation médicamenteuse, après avis de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé qui évalue le "Service médical rendu" (SMR) ».
En 2011, certaines étaient encore remboursées à 30% ou 65%, voire à 100% pour le Farlutal® (médroxyprogestérone) utilisé en cancérologie.
Car tout le monde sait pourquoi les médicaments sont dé remboursés. Cela n'a rien à voir avec la hausse — normale — de la consommation médicamenteuse.
A l'origine, il y a les allègements de cotisations patronales, qui provoquent une baisse des rentrées financières pour la Sécurité sociale. Ils sont, depuis des décennies, régulièrement décidées par le gouvernement sous prétexte de lutter contre le chômage. Et l'on voit bien que ce genre de mesures est complètement inefficace (sauf pour les profits des actionnaires) !
Ces baisses successives, encore aggravées aujourd'hui par le Pacte de Responsabilité, provoquent inexorablement un assèchement des ressources de la Sécurité sociale, qu'il faut bien compenser quelque part: les gouvernants traduisent cette baisse de recettes — décidées par eux en pure perte — par, notamment, des déremboursements de médicaments (mais aussi par la réforme hospitalière, etc.).
On le voit bien: ces exonérations de cotisations patronales sont une baisse cachée et différée du salaire, sur la partie du salaire appelée "salaire socialisé" (ou "salaire différé"). Vous savez, c'est ce que les médias appellent improprement "les charges".
Et l'on subit concrètement cette baisse de salaire à l'occasion d'une maladie; là c'est véritablement "une charge" pour le malade.
Et aujourd'hui les personnes les plus pénalisées sont évidemment les retraités, qui subissent d'un coté le blocage de leurs pensions, dans le même temps qu'ils sont, par essence et par nécessité plus que les autres générations, consommateurs de médicaments.
Cela se passe en France, à l’époque du 70e anniversaire de la Sécurité sociale !
Lorsqu’on fait une recherche sur Internet, on trouve ce genre de commentaire : "Il faut sensibiliser tous les acteurs de la santé pour que cette décision soit comprise et bien interprétée. La question n’est pas tant celle de la maîtrise des dépenses de santé que celle d’une meilleure qualité des soins pour tous". C’est plutôt du coté de la « qualité du porte monnaie » du patient qu’il faudrait regarder !
C’est sûr, la ministre de la Santé n'a pas d'hémorroïdes, ni d'arthrose, à moins que ses revenus et ceux de ses conseillers, ne leur permettent de dédaigner les remboursements !
Mais rassurez-vous, nous dirons-ils : "chez les grecs c’est pire" ! Ceux-ci n’ont même plus accès à un vrai service de santé, ni aux médicaments ! Sauf qu’on n’est pas en Grèce ! On est en France ! Et que lorsque "cela fait mal", cela n’est pas une invention du malade !
SOURCE : CGT Dieppe