Nous, les officiers subalternes, techniques, les sous-officiers et les troupes en général cantonnés dans la vallée des fleuves Apurímac, Ene et Mantaro (VRAEM) et sur les frontières n'accomplirons aucun acte contraire à la vie humaine et nous déclarons en rébellion contre l'usurpatrice, Dina Arcelia Baluarte Zegarra. De même, nous sommes contre ce système exploiteur et corrompu auquel la Constitution politique du Pérou de 1993 donne son aval.
Nous, la glorieuse, armée péruvienne, ne respecterons pas l'état d'urgence que nous considérons comme une violation des droits fondamentaux de la nation péruvienne et déclarons la guerre aux généraux et aux colonels qui s'agenouillent devant les politiciens, les procureur et les trafiquants de drogue à cause de leurs appétit et de leurs intérêts personnels. Nous lançons un appel à notre police nationale du Pérou humaine pour qu'elle dépose les armes. Dans le cas contraire, pour la vie de notre famille paysanne, on procèdera au désarmement militairement grâce à des tactique de guerre.
Malheureusement, la guerre est souvent inévitable. Même si personne n'aime l'idée de devoir quitter sa famille, des millions de nos ancêtres se sont levés en arme pour défendre leur pays. C'est à cause de ces vaillants soldats que les menaces que notre pays a affrontées n'ont pas détruit notre liberté. C'est pourquoi le peuple péruvien auquel nous le devons nous appelle à défendre ses droits fondamentaux : principalement l'éducation, la santé et le travail pour le peuple péruvien, que depuis des années 90, un secteur qui se dit « politique » négocie au prix du sang et du feu pour protéger les intérêts privés.
« L'intégrité territoriale ne se viole pas, toujours un pas en avant ! »
« Le véritable soldat ne se bat pas parce qu'il hait ce qu'il y a devant lui, mais parce qu'il aime ce qu'il y a derrière lui. »
Je crois en ma patrie, et pour elle, je suis prêt à vaincre ou à mourir.
Mission d'honneur et de sacrifices
Avec une profonde vocation de service et de devoirs sacrés à remplir.
Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos
Le président du Pérou Pedro Castillo destitué par le congrès la semaine dernière, a publié une lettre au peuple péruvien dans laquelle il qualifie «d’usurpatrice », la présidente actuelle qui l’a remplacé, Dina Boluarte.
"Ce qu’a dit récemment une usurpatrice n'est rien de plus que les mêmes morve et bave de la droite putschiste", a déclaré Castillo à propos de Boluarte qui a annoncé l'envoi d'un projet de loi au Congrès destiné à convoquer de nouvelles élections pour avril 2024.
Et il a ajouté : « le peuple ne doit pas tomber dans son jeu sale de nouvelles élections. Assez d'abus ! L'Assemblée Constituante maintenant! »
Dans sa lettre, écrite à la main et signée ce lundi, il indique, de plus, qu'il est toujours le président du Pérou : « Je suis inconditionnellement fidèle au mandat que j'ai reçu du peuple et de la Constitution en tant que président, je ne démissionnerai pas et je n'abandonnerai pas mes fonctions hautes et sacrées. »
Il dit qu'il est dans le « mauvais moment », le plus difficile de son gouvernement, et qu'il a été « humilié, mis au secret, maltraité et enlevé. » Mais il déclare qu'il se sent revêtu de la confiance et de la lutte du peuple et inspiré par le glorieux esprit de ses ancêtres. À la fin de la lettre envoyée depuis la prison de la direction des opérations spéciales de la police où il est détenu, Castillo réclame sa libération immédiate.
Cette lettre a été publiée par l'ancien président au milieu des protestations qui exigent sa libération, la démission de Boluarte, la dissolution du Congrès et des élections législatives en 2023.
Ces manifestations se sont déclenchées la semaine dernière après la destitution de Castillo pour sa tentative de dissolution du Congrès et ont fait 4 morts confirmés.
Dimanche, lors d'une session extraordinaire, le Parlement a approuvé le retrait de l'immunité de Castillo.
Concrètement, ils ont donné le feu vert au « projet de résolution du Congrès qui retire la prérogative d'audience préliminaire sur le fond au citoyen Pedro Castillo pour la commission flagrante de délits et déclare la formation d'une affaire pénale recevable. »
Entre-temps, ce lundi, la procureur du Pérou, Patricia Benavides, a présenté une plainte constitutionnelle contre Castillo grâce a un document envoyé à la table des membres du Congrès. Selon cette plainte, l'ancien président aurait commis les délits présumés de rébellion et de conspiration la semaine dernière quand il a décrété l’état d'exception et dissout le Congrès.
Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos
Après la destitution de Pedro Castillo adoptée par le Congrès qui a approuvé une motion de censure, l'ancien président a été arrêté par la police nationale après avoir dissout le Parlement et instauré un Gouvernement d’exception.
Le procureur de l'État, Daniel Soria, a déjà présenté une plainte contre Castillo pour la mesure anticonstitutionnel qu'il a prise.
Castillo se trouve à la préfecture de Lima où se trouve aussi la procureur de la nation Patricia Benavides qui le soumet à une enquête avec l'équipe spéciale que dirige Marita Baretto dans le cadre des soi-disant délits de corruption.
Le congrès a destitué ce mercredi Pedro Castillo pour « incapacité morale », en ignorant la décision du président de dissoudre le Parlement et de réorganiser le système de justice.
La destitution de Castillo a été approuvée par 101 voix pour sur 130 députés lors de leur troisième tentative pour le chasser du pouvoir depuis qu'il a assumé la présidence il y a 16 mois.
Quelques heures auparavant, Castillo avait décidé de dissoudre temporairement le congrès d'instaurer un gouvernement d'urgence nationale et ordonné un couvre feu dans tout le pays. À partir de ce mercredi 22 heures heure locale (trois heures GMT du jeudi).
Le coup d’État contre Pedro Castillo est un revers majeur pour la vague actuelle de gouvernements progressistes en Amérique latine et les mouvements populaires qui les ont élus. Ce coup d’État et l’arrestation de Castillo nous rappellent brutalement que les élites dirigeantes d’Amérique latine ne concéderont aucun pouvoir sans une lutte acharnée jusqu’au bout. Et maintenant que la poussière est retombée, les seuls gagnants sont l’oligarchie péruvienne et leurs amis à Washington.
Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos