Il est grand temps d’en finir avec cette injustice imposée au peuple cubain par les États-Unis
Le peuple cubain est instruit, courageux et solidaire. Il soufre de ces politiques étasuniennes qui constituent le principal obstacle au développement économique de leur pays, qui ont pour objectif de lui imposer un changement de politique.
Unissons-nous et agissons !
Nous appelons les citoyens, le monde de la culture, politique et syndical, les intellectuels, le secteur économique à s’engager, signer et faire signer la pétition lancée par Cuba Coopération et des associations d’Espagne, d’Italie et de Suède qui nous ont rejointes.
Chaque signature sera un acte fort d’attachement des peuples européens à leur indépendance et au droit pour le peuple de Cuba de suivre le chemin qu’il s’est choisi.
Signez la pétition mise à votre
disposition et faites-la connaître à vos proches, et vos amis...
Cliquez sur ce lien pour accéder à la pétition
c’est à son peuple et à lui seul de décider de son modèle économique et social, de son indépendance nationale. C’est un droit fondamental ! Ce droit est reconnu par la communauté internationale qui exige la fin du blocus et de toutes les sanctions depuis des années.
Malgré cela, rien n’est entrepris par les gouvernements
européens pour appliquer ces résolutions.
Ce n’est pas acceptable et nous nous devons d’agir d’urgence.
Oui ! la France et l’Union européenne doivent appliquer et mettre en œuvre toutes les résolutions des Nations Unies :
aider au développement économique de l’Île
protéger les entreprises françaises et européennes qui commercent ou souhaitent investir à Cuba.
obliger les banques à accompagner ces activités économiques. Comment accepter qu’à ce jour les banques françaises refusent de traiter toutes les opérations commerciales avec Cuba ?
Cette situation est intolérable,
mobilisons-nous ; nous nous engageons à agir et à coordonner une vaste
campagne, en France et au niveau européen.
Cuba a besoin de soutien politique et économique dans son combat, pour faire
face à une situation économique grave, afin de garantir et de perfectionner
son modèle social.
Nous faisons appel à vous.
Ensemble, nous pouvons agir et chacun peut le faire dans la diversité de vos
opinions. C’est un appel du cœur que nous vous lançons !
Quelques exemples parmi tant d’autres, qui touchent :
Cuba dans tous les domaines, impactant douloureusement le quotidien de sa population
les entreprises et banques des pays européens
LES ENTREPRISES
Pernod Ricard
Le géant des spiritueux français a été poursuivi devant les tribunaux
américains pour avoir opéré avec des produits nationalisés par la Révolution
cubaine. Pernod Ricard est présent à Cuba depuis de nombreuses années, où il
exploite une joint-venture avec Cuba Ron S.A. destinée à la production du
Havana Club, le plus célèbre des rhums cubains. Le procès contre la société
française a été intenté par la fille du fondateur de Coñac Cueto, une
société expropriée en 1963 par le gouvernement cubain et intégrée à la gamme
de boissons Havana Club. Pour l’instant Pernod Ricard a gagné le procès, une
juge fédérale des Etats-Unis ayant déclaré en juin 2021 la plainte des
héritiers non recevable.
Le groupe espagnol Iberostar
Il exploite une vingtaine d’hôtels à Cuba. Il est poursuivi par un
descendant du propriétaire d’un immeuble à Santiago de Cuba exproprié en
1961 par le gouvernement cubain. Un hôtel du groupe espagnol occupe
désormais cette propriété. Iberostar a annoncé publiquement que les
poursuites ne préjugent en rien de ses plans d’ouvrir de nouveaux
établissements sur l’île. Ces poursuites se font en vertu du titre III de la
loi américaine Helms-Burton, de 1996 réactivé par Trump.
Plusieurs grands groupes, dont Accor, Amazon, Carnival et
American Airlines, ont déjà été poursuivis.
LES BANQUES
Le Crédit Mutuel
Face aux menaces des USA, il abandonne ses comptes en dollars à Cuba et a
interrompu ses services avec Fincimex (une société cubaine qui contrôle les
envois de fonds). Les transferts d’argent en dollars depuis les États-Unis,
qui avaient récemment démarré via les agences Cubamax et VaCuba, sont
suspendus. Le gouvernement cubain, par crainte de sanctions, n’a pas
trouvé d’autres banques disposées à mener à bien ces opérations. Le
Crédit Mutuel a fermé les portes aux entreprises cubaines Havanatur,
Cubapack et American International Service, utilisées par Fincimex.
Le 6 mai 2021, est entrée en vigueur la fermeture de tous les comptes en euros (EUR), livres sterling (GBP) et yens japonais (JPY) de la HAVIN BANK, banque cubaine, à la succursale de BANCO SABADELL, banque espagnole, à Londres. Cette décision touche principalement les organismes britanniques qui effectuent des opérations commerciales avec Cuba, parce que la succursale mentionnée recevait des fonds pour les transférer à des banques cubaines et des paiements en GBP pouvaient se faire en faveur de sociétés britanniques. La disposition touche également les personnes physiques qui envoient des fonds à Cuba par le biais de HAVIN BANK.
L’intensification du blocus
américain contre Cuba a généré plus de 850 actions devant les tribunaux en
2019 2020 et 2021 pour empêcher les opérations avec des banques étrangères.
Le responsable des relations internationales et du protocole de la BCC, Juan
Jorge Galego, indique que cette politique hostile aux négociations et aux
échanges avec les entités de régulation de toutes les régions a augmenté les
coûts des transactions. Parmi les banques condamnées à une amende il a
mentionné le Crédit Suisse de Suisse, la Banque HSBC d’Angleterre, la Banque
ING des Pays-Bas, les banques françaises BNP Paribas et Société Générale
Banque, la Commenrzbank AG d’Allemagne, qui ont toutes payées des sommes
extrêmement élevées et ont fermé leurs opérations avec l’île.
TOURISME
Quatre compagnies de croisières ont été condamnées à payer près de
440 millions de dollars d’amendes par un tribunal fédéral américain.
Elles sont accusées d’utiliser des quais expropriés à Cuba après la
Révolution de 1959. Les sociétés mères de Carnival, Royal Caribbean et
Norwegian, basées à Miami, et la société MSC, sont poursuivies par des
citoyens américains qui, en vertu du titre III de la loi Helms-Burton de
1996, activé en 2019 par Trump, demandent une indemnisation pour l’usufruit
de biens ayant appartenu à leurs familles sur l’île... Il s’agit des quais
du port de La Havane qui appartenaient à la société Havana Docks
Corporation. Cela pourrait créer un précédent pour les fournisseurs de
voyages tels que les compagnies de croisière et les compagnies aériennes.
La compagnie d’assurance-voyage américaine Generali Global Assistance, Inc. (GGA) a accepté de payer près de six millions de dollars pour avoir enfreint le règlement sur le contrôle des actifs cubains (CACR) du département américain du Trésor. GGA, basée à New York, a accepté de débourser 5 864 860 $ en raison de sa responsabilité civile présumée pour 2593 violations du règlement susmentionné, qui fait partie de la politique du blocus américain contre Cuba. Cette société rejoint d’autres institutions internationales condamnées à une amende par l’administration des Etats-Unis, comme la banque britannique Standard Chartered, Expedia Group, General Electric, Allianz Global Risks US Insurance Company et Swiss Chubb Limited.
SANTE
environ 158 800 patients cubains se voient dans l’impossibilité
d’accéder à l’implantation d’une valve aortique par voie percutanée (TAVI).
Grâce à une petite intervention chirurgicale, cette technologie évite que
les patients atteints de sténose valvulaire sévère soient soumis à des
interventions complexes et passent de longs séjours d’hospitalisation. Cuba
ne peut pas accéder à ces dispositifs car ils sont commercialisés par des
sociétés nord-américaines telles qu’EDWARD LIFESCIENCE (Valve Edwards-SAPIEN)
ou MEDTRONIC (CoreValve).
Des dizaines d’enfants cubains sont diagnostiqués de rétinopathie de la prématurité et risquent la cécité... Cuba ne peut pas acquérir le Système de Laser modèle IQ 577, de la société nord-américaine IRIDEX CORPORATION, destiné au traitement d’affections de la rétine et du glaucome.
Des nouveaux nés hypotrophes (petit poids de naissance) doivent être soumis à des chirurgies compliquées, puisque Cuba ne dispose pas de dispositifs indispensables comme des cathéters à très bas profil, commercialisés par des établissements nord-américains comme NUMED, BOSTON SCIENTIFIC et COOK.
Le mode de culture AmnioMAX, employé pour la culture de cellules humaines d’origine prénatale, permet la réalisation d’études chromosomiques pour les femmes enceintes âgées de plus de 37 ans ou à celles qui ont des malformations détectées par échographie. Le coût de ces réactifs a été triplé pour Cuba parce qu’il faut les acquérir par le biais de pays tiers.
SPORT
janvier 2021, Les sommes réglant des services de logement et de transport
des athlètes de l’équipe olympique de boxe du Kazakhstan, avaient été
bloqués en vertu des sanctions imposées par les États-Unis contre le
gouvernement cubain.
L’athlète cubain Sergio Reinaldo González Bayard a gagné 28 000 dollars U.S. dans le Circuit mondial de volley-ball de plage. Ces fonds ont été gelés.
COOPERATION
Le 18 mars 2021, le Chef financier d’ABU DHABI STEM CELL CENTER a prié le
chef de la brigade médicale cubaine aux Émirats Arabes Unis de rechercher
une autre banque correspondante pour effectuer les paiements que Cuba
recevait pour les services de ses collaborateurs...suite au blocus, la
banque allemande DEUTSCHE BANK, qui avait servi comme correspondante
jusqu’alors, refusait de continuer à remplir cette fonction.
Le 19 mars 2021, la banque SCOTIABANK a communiqué au Bureau
de la Brigade cubaine d’Éducation aux Bahamas, qu’à partir du 26 de ce
mois-là, plus aucun transfert vers Cuba ne serait effectué depuis le compte
du Bureau dans cette institution financière.
Plusieurs pharmaciens cubains qui travaillent selon des accords entre
l’Autorité des Hôpitaux publics des Bahamas et les Services médicaux
cubains, dont l’intervention s’avère indispensable pour assurer les services
de la pharmacie de l’hôpital « Princess Margaret », ont également reçu des
notifications similaires.
Le 1er juin 2021, le Secrétariat de l’Organisation du Traité pour l’Interdiction des Essais Nucléaires a communiqué à l’ambassade cubaine en Autriche, que l’envoi d’une donation en équipements pour l’établissement d’un Centre national de données à Cuba était en suspens. La compagnie engagée pour le transport a soudainement informé qu’elle ne pourrait pas effectuer l’opération à cause de sanctions imposées par les États-Unis contre l’Île...
Libération d'Ana Belen Montes
Ancienne responsable du service Amérique latine à la Defense Intelligence Agency, Ana Belén Montes, a été libérée après 21 ans de réclusion.
Elle s’était insurgée contre le traitement des Cubains par Washington et, violant la loi, avait transmis les plans du Pentagone à La Havane durant 16 ans. Elle était la plus haute fonctionnaire US a connaître les rapports et les plans des différentes agences concernant Cuba. Son expertise était telle qu’elle fut surnommée la « Reine de Cuba » et fut décorée par le directeur de la CIA, George Tenet.
Elle a agi ainsi par pure conscience morale, sans attendre quoi que ce soit en retour.
Lors de son
procès, elle a déclaré :
« Votre Honneur, je me suis engagé dans l’activité qui m’a amené devant
vous parce que j’ai obéi à ma conscience plutôt qu’à la loi. La politique de
notre gouvernement envers Cuba est cruelle et injuste, profondément
hostile ; Je me sens moralement obligée d’aider l’île à se défendre contre
nos efforts pour lui imposer nos valeurs et notre système politique.
Nous avons fait preuve d’intolérance et de mépris envers Cuba pendant quatre
décennies. Nous n’avons jamais respecté le droit de Cuba de faire son propre
chemin vers ses propres idéaux d’égalité et de justice. Je ne comprends pas
comment nous continuons à essayer de dicter la manière dont Cuba devrait
sélectionner ses dirigeants, ceux qui ne peuvent pas l’être, et quelles lois
sont les plus appropriées pour cette nation. Pourquoi ne laissons-nous pas
Cuba suivre sa propre voie intérieure, comme le font les États-Unis depuis
plus de deux siècles ?
Ma façon de répondre à notre politique cubaine était peut-être moralement
répréhensible. Peut-être que le droit de Cuba d’exister sans coercition
politique et économique ne justifie pas de donner à l’île des informations
classifiées pour l’aider à se défendre. Je peux seulement dire que j’ai fait
ce que je pensais être juste pour contrer une grave injustice.
Mon plus grand souhait serait de voir émerger une relation amicale entre les
États-Unis et Cuba. J’espère que mon cas encouragera d’une certaine manière
notre gouvernement à abandonner son hostilité envers Cuba et à travailler
avec La Havane dans un esprit de tolérance, de respect mutuel et de
compréhension.
Aujourd’hui, nous voyons plus clairement que jamais que l’intolérance et la
haine, de la part d’individus ou de gouvernements, ne font que propager la
douleur et la souffrance. J’espère que les États-Unis développeront une
politique envers Cuba fondée sur l’amour du prochain, une politique qui
reconnaît que Cuba, comme toute autre nation, veut être traitée avec dignité
et non avec mépris. »
Elle a été arrêtée en 2001, et condamnée pour espionnage. Elle a été placée dans un hôpital psychiatrique militaire, en cellule d’isolement. Ses relations sociales étaient limitées à ses promenades, aux côtés de personnes violentes et d’assassins. Elle n’avait pas accès aux journaux, ni à la télévision. Ses conditions de détention étaient cruelles et dégradantes.