Intervention de Caroline Andréani au Comité national du 11 juillet 2007.
Premièrement je veux dire que je suis extrêmement choquée de la déclaration du CEN du PCF contre Maxime Gremetz, l’accusant d’avoir sollicité les voix du F.N. : c’est de la diffamation et des affirmations gratuites. Question posée : nous positionner sur la question d’une candidature suite aux annonces de José Bové et d’Olivier Besancenot Qu’allons-nous répondre ? Marie-George Buffet ? Non ! L’essentiel est la question du programme. Comment différencier le Parti communiste du reste de la classe politique ? En ayant un programme clair, efficace, résolument communiste. Proposition : 10 mesures en capacité de changer réellement le rapport de forces, non pas de propositions en l’air, mais des propositions ancrées sur le réel : - la sortie de l’Europe de Maastricht - une politique de réindustrialisation de notre pays - l’interdiction des délocalisations et des licenciements dans les entreprises qui font du bénéfice - taxation des profits boursiers - le relèvement des minima sociaux - le retour à un système de retraite par répartition et la revalorisation des retraites - le retour à un système de santé basé sur la solidarité et la péréquation, financé par le patronat sur les salaires - l’augmentation substantielle des salaires - la mise hors la loi des contrats précaires et des dispositions législatives qui s’attaquent au code du travail - la renationalisation des grandes entreprises des secteurs-clés de l’activité économique : banques, assurances, la santé, l’eau, etc. Deuxième point : le Parti doit clairement se positionner face à la question centrale, celle de la stratégie : allons-nous vers une nouvelle « gauche plurielle » ? Il faut le dire clairement, la majorité des communistes n’en veut pas. Nous serions dans une situation pire qu’en 1997, puisque notre rapport de forces est encore plus mauvais. Ne nous berçons pas d’illusions sur les accords pré-électoraux avec le Parti socialiste : il ne les respectera pas plus qu’il ne l’a fait en 1981 ou en 1997. La question n’est donc pas de savoir si oui ou non il faut un candidat du Parti communiste : oui, il faut un candidat communiste, sur un programme communiste. La question est plutôt de savoir pourquoi : les élections doivent être une période de reconquête de notre électorat, qui nous a fuit au profit des groupuscules trotskistes qui incarnent mieux, à leurs yeux, les idéaux révolutionnaires. Posons-nous la question. Enfin, n’allons pas nous commettre dans une nouvelle gauche plurielle : ce serait signer notre disparition.
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