Déclaration commune de André GERIN et de Jean-Claude DANGLOT, secrétaire fédéral fédération PCF du Pas-de-Calais.

Le 29/09/2006 : La direction du PCF met en route la machine à perdre

Marie-George Buffet et les dirigeants du PCF ont-ils décidé de mettre en route la machine à perdre ? Ont-ils décidé de saborder le parti ? Le conseil national réuni les 28 et 29 septembre a été amené à prendre des décisions suicidaires. Nous sommes en droit de nous poser deux questions : la direction du PCF a-t-elle vraiment la volonté de battre la droite en 2007, a-t-elle vraiment la volonté d’une victoire de toute la gauche ? Nous avons toutes les raisons d’en douter.

Premièrement, même si la direction a dû opérer un recul tactique pendant la réunion du conseil national, la mort du groupe communiste, pilier de la gauche à l’Assemblée nationale, est programmée à terme. C’est un fait historique qui a un précédent : en 1939. Aujourd’hui, c’est la direction du PCF qui se livre à cet exercice mortifère, avant même que le suffrage universel ne se soit exprimé, pour satisfaire les ambitions de quelques apparatchiks du microcosme de la région parisienne en mal de pouvoir et de reconnaissance.

Deuxièmement, le candidat pour l’élection présidentielle sera désigné par les 140 000 adhérents. Mais pour satisfaire la nébuleuse antilibérale, le candidat que vont désigner les communistes est d’avance pris en otage par cette poignée d’apparatchiks et les 15 000 membres de collectifs qui sont bien loin de représenter la diversité de notre peuple. Marie-George Buffet et les dirigeants du PCF vont-ils accepter, voire participer, à la censure du choix des militants communistes et aller jusqu’au bout de la démarche instiguée par les refondateurs ? On ne saurait programmer la défaite de façon plus efficace !

Face à cette liquidation, une urgence s’impose. Si, comme il est probable, Marie-George Buffet reçoit l’investiture des communistes, elle doit s’engager de façon solennelle et déterminée à mener jusqu’au bout la bataille pour défendre les couleurs de son parti à l’élection présidentielle. En donnant un bon coup de pied dans la fourmilière des croque morts du communisme, il est encore possible de redonner espoir. Une voix clairement anticapitaliste dans le concert des présidentielles ne serait décidément pas de trop. Les communistes n’accepteront pas d’être trahis. La conférence nationale qui va se tenir fin octobre, doit exiger une candidature pleinement communiste présentée par le PCF et refuser que quiconque puisse remettre en cause le choix des adhérents.

 

 

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