Impressions sur la conférence nationale. Je m’étais porté candidat pour faire partie de la délégation de la fédération à cette conférence. Naturellement, je n’ai pas été élu, vu que dans cette fédé la diversité n’est pas leur tasse de whisky. A la lecture du compte-rendu paru dans CommunisteS du 25 octobre, je ne le regrette pas. Merci les fédéraux ! En effet, pendant 2 jours, 4 options se sont « opposées ». La première, proposant la candidature de M.G. Buffet comme candidate du rassemblement antilibéral. La seconde (celle des Refondateurs) demandant un engagement inconditionnel du PCF dans le rassemblement antilibéral avec une candidature non communiste et surtout pas celle de M.G. Buffet. La troisième (celle des Huistes) demandant une candidature de M.G. Buffet pour un rassemblement sans rupture avec le PS. La quatrième enfin (celle de la liste d’alternative) demandant une candidature PCF pour un programme communiste de rupture révolutionnaire. La première option a reçu à 81 % (sans compter les blancs et les nuls) l’approbation de la conférence. Ces 4 options étaient déjà connues. Je me demande à quoi cela sert de réunir 800 communistes à Paris pour le refaire savoir. Les deux jours ont été quasiment consacrés à ce sujet. Le débat n’a jamais porté sur la construction de rapports de forces dans les luttes, de la prise en compte du caractère de classe du NON du 29 mai, sur le faible nombre de signatures (21 000 dans tout le pays dont 5,5 % à Vénissieux) pour GDF, sur la reconquête des milieux populaires et la lutte contre le FHaine. Finalement j’ai l’impression, en utilisant la comparaison de J.C. Danglot du Pas-de-Calais, que l’on a demandé aux délégués d’amener leur pelle, de la mettre dans un ciment préparé. Lors des votes à venir, quand le ciment sera pris, on demandera à l’ensemble des communistes de les enlever. Ce n’est pas cela la souveraineté des communistes. Cette conférence, c’est plutôt la chronique de l’éclatement du parti, de sa perte de substance, de sa mort annoncée. Francisco Granados |