Elections municipales à Istres ( Bouches-du-Rhône)

A Istres, principale ville des Bouches du Rhône à direction socialiste, ont eu lieu des élections municipales suite à des dissensions dans le PS.

Au premier tour, 4 listes en présence, une menée par une dissidente socialiste comportant des élus communistes, une investie par le PS départemental, qui par ailleurs a soutenu S. Royal, et soutenue par l’UDF dirigée localement par un transfuge du MNR de Mégret, une formée par les antilibéraux dont des communistes et une quatrième de l’UMP.

Après le 1er tour, les 3 premières listes restaient en présence, les antilibéraux et la section du PCF ne donnant pas de consigne de vote. Les pressions ont commencé. Tout d’abord celles du PS départemental sur le PCF pour dire que des représailles auraient lieu lors des prochaines élections sur les élus communistes, celles des maires communistes d’Arles et de Martigues, ville célèbre par son congrès de la mutation, sur la section communiste d’Istres et appelant à voter pour la liste du PS.

Résultats du 2ème tour : la liste de la dissidente socialiste élue avec 45% des voix, (3 communistes élus), la liste PS fait 43 % et l’UMP 12 %.

Si, comme certains le prétendent, le PS est à gauche, alors à Istres c’est 88 % à gauche ! Cela ne fait pas un peu beaucoup ? Visiblement l’UMP a voté pour la liste PS.

Le parti communiste est divisé. La ligne de fracture passe entre l’alliance avec le PS pour les places et la primauté du combat anticapitaliste.

Lors de son dernier congrès, le parti communiste n’a pas voulu mettre à l’ordre du jour le nécessaire débat sur les élections. La dernière réunion nationale des collectifs antilibéraux où M. G. Buffet a essuyé de violentes attaques de la part des refondateurs et plus particulièrement d’élus, peu soucieux de démocratie, démontre la nécessité d’une clarification dans le parti.

Cette absence de débat politique dans le parti, creuse de plus en plus la fracture entre communistes, en désoriente et en dégoute un grand nombre.

Et pendant ce temps-là, l’UMP-medef frappe, le PS inocule ses positions sociales-libérales, les propositions communistes sont absentes, et les « exclus » regardent ailleurs ou vers le FHaine.

Francisco Granados

 

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