Extrait du discours de M.G. Buffet du 23 août. ....Soyons clairs, j’ai entendu des dirigeants socialistes parler de contrat de gouvernement et de fédération de la gauche. Mais pour quoi faire ? Pour mener quelle politique ? Entre une politique d’adaptation aux choix libéraux et une politique de transformation sociale, il y a des choix différents à gauche. Moi, je ne veux pas que la gauche se rassemble sur des choix d’adaptation. Je ne veux pas entrainer le parti communiste dans un gouvernement qui mènerait une politique social-libérale ! Mais je ne veux pas non plus m’enfermer dans un rôle de témoignage, de contestation. Ce que nous voulons, c’est que la gauche se rassemble sur un choix de transformation. Ce dont je rêve, ce n’est pas de répéter tous les matins que je ne veux pas participer à un gouvernement social-libéral ! Ce pour quoi je me bats, ce dont je rêve, c’est que demain, toute la gauche puisse participer à une majorité politique, et à un gouvernement portant une politique apte à répondre aux attentes populaires. Ce que veulent les communistes, je le répète encore, je le répèterais encore durant toutes les semaines qui viennent, nous voulons que la gauche réussisse. C’est le sens de notre combat sur les propositions et sur le rassemblement. Arrêtons, à gauche, d’expliquer pourquoi on se démarque d’untel ou d’unetelle. Essayons de porter une ambition qui intéresse notre peuple. Cette ambition, c’est la gagne sur un choix de transformation. C’est cette ambition que devront porter les candidats du rassemblement aux élections présidentielles et législatives……
Quelques commentaires : Nous ne reprocherons pas à M.G. Buffet de rêver, bien au contraire : notre parti avec Hue s’est tellement assoupi dans un ronronnement. Par contre notre secrétaire nationale semble oublier l’analyse concrète d’une situation concrète. Elle semble oublier que le PS, (on ne parle pas de tous les électeurs socialistes), s’est prononcé pour le OUI à une constitution européenne qui entérinait le capitalisme. Le PS a ainsi montré qu’il faisait le choix de ne rien changer fondamentalement à la société. Rêver oui, mais faire prendre les vessies pour des lanternes non. Le peuple mérite autre chose. Le rappel d’Annie Lacroix-Riz, paru dans l’Humanité Dimanche : « … La déferlante ouvrière de mai-juin 36 a contraint la CGPF (ancêtre du medef) à supplier L Blum de négocier dans les meilleurs délais pour en limiter les frais… », est toujours d’actualité. |