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La nation iranienne debout impose la négociation aux États-Unis

Après des semaines de combats, la guerre contre l’Iran a prouvé ce que beaucoup refusaient d’admettre : la victoire rapide annoncée n’était pas seulement improbable, elle était hors d’atteinte dès les premiers jours.

S’ouvre aujourd’hui une trêve de quinze jours, non sans tensions. Elle ne marque pas la fin du conflit, mais le début d’une phase décisive où une nation restée unie impose ses conditions, tandis que le camp occidental apparaît divisé et contraint à la négociation.

Dès le lancement de l’offensive, l’hypothèse dominante était celle d’une guerre éclair : frapper massivement, désorganiser l’État iranien et provoquer une rupture politique interne. C’était d’ailleurs la communication des États-Unis et d’Israël, qui nourrissaient l’idée d’une victoire rapide et presque inévitable.

Mais la réalité a rapidement contredit ce récit. L’Iran n’a pas implosé. Malgré les pertes humaines, les destructions et la pression militaire, la continuité du pouvoir a été assurée, les structures de commandement ont fonctionné et la société iranienne a maintenu sa cohésion.

Ce constat, perceptible dès les premiers jours, a progressivement transformé la nature du conflit. Ce qui devait être une démonstration de force décisive s’est muée en confrontation d’endurance, où le temps devient le facteur principal. Dès lors, la perspective d’une victoire totale pour les États-Unis et Israël s’est éloignée non pas par manque de puissance militaire, mais par absence de conditions politiques et opérationnelles permettant d’imposer une décision finale à un adversaire déterminé à tenir.

Dans le même temps, l’image d’un Occident uni derrière l’opération militaire s’est fissurée. Loin de constituer un bloc homogène, le camp occidental a révélé ses divisions face aux risques d’une guerre longue.

Les économies européennes, fortement dépendantes des flux énergétiques du Golfe, ont rapidement mesuré le coût potentiel d’une escalade prolongée. Les appels à la désescalade se sont multipliés, non par sympathie pour l’Iran, mais par réalisme économique et stratégique. Cette prudence a progressivement isolé l’axe Israël–États-Unis au sein même du monde occidental.

Le soutien politique est resté affiché, mais l’engagement réel s’est fait plus mesuré. Autrement dit, l’Occident n’a pas rompu ses alliances, mais il a cessé de croire à la possibilité d’une victoire rapide. Cette évolution a rapidement modifié le rapport de force, transformant une coalition offensive en un front hésitant, davantage préoccupé par la stabilité économique mondiale que par la poursuite d’une confrontation militaire incertaine.

La stratégie de surenchère et d’intimidation a progressivement perdu sa crédibilité. Les ultimatums successifs, les annonces d’escalade et les démonstrations de puissance relevaient d’une forme de poker menteur stratégique destiné à contraindre l’adversaire à céder sans combat prolongé.

Mais lorsque l’adversaire ne cède pas, le bluff se retourne contre celui qui l’emploie. Chaque jour sans victoire décisive a renforcé la position iranienne. Chaque semaine de conflit a montré que la coercition militaire ne suffisait pas à imposer une décision politique. Ainsi, la négociation n’est pas née d’un geste de conciliation, mais de l’épuisement progressif de la stratégie d’intimidation. Elle s’est imposée par la réalité du terrain et par la pression des acteurs économiques internationaux, inquiets des conséquences d’un blocage durable des routes énergétiques.

Parallèlement, les tensions internes au sein de l’appareil militaire américain ont été un signal important. Les remaniements dans les chaînes de commandement et les limogeages de responsables opérationnels ont mis en évidence des divergences stratégiques et une adaptation difficile à la dynamique du conflit.

Ils témoignent moins d’un effondrement militaire que d’une crise de direction, où les certitudes initiales cèdent la place à une gestion plus prudente des risques. Cette situation a contribué à fragiliser la cohérence de l’action américaine et à renforcer l’idée d’un conflit dont les coûts humains, politiques et économiques deviennent de plus en plus difficiles à soutenir sur la durée.

Quinze jours de trêve sous la vigilance d’une nation restée unie

La trêve de quinze jours ne constitue ni une paix ni une victoire, mais une pause stratégique où chaque camp cherche à consolider sa position avant la suite des événements. Du point de vue iranien, la vigilance reste totale. L’expérience des conflits modernes a montré que les négociations peuvent coexister avec des opérations militaires ponctuelles, parfois destinées à améliorer la position de départ à la table des discussions.

La prudence devient une règle de survie. La République islamique, frappée par les nombreuses pertes subies, reste néanmoins debout et unie, convaincue que sa capacité de résistance constitue son principal levier politique.

Les dix points iraniens : la traduction politique d’un rapport de force

Les conditions présentées par Téhéran pour l’ouverture des discussions constituent une base de négociation particulièrement exigeante et cohérente. Elles visent à transformer la résistance militaire en gains politiques durables.

Parmi les principaux éléments figurent le contrôle coordonné du transit maritime dans le détroit d’Ormuz, la cessation des hostilités contre les alliés régionaux de l’Iran, le retrait progressif des forces de combat américaines de certaines bases régionales, la reconnaissance explicite de la souveraineté iranienne sur la sécurité maritime, le paiement de réparations pour les dommages causés aux infrastructures civiles, la levée des sanctions économiques primaires et secondaires, le dégel des avoirs financiers iraniens détenus à l’étranger et l’adoption éventuelle d’un cadre international garantissant l’application de ces mesures. Pris ensemble, ces points démontrent que la négociation n’est pas une pause dans la guerre, mais l’extension du rapport de force sur le terrain diplomatique.

Hervé Poly , Liberté Actus.

Fin du monopole pétrolier, la Chine deviendra le principal fournisseur de sécurité énergétique

 « Le monde ne peut absolument pas absorber davantage d’exportations en provenance de Chine », s’écriaient les experts.

Après que les États-Unis et Israël ont mis le feu aux poudres au Moyen-Orient ? Oh oui, c’est possible ! Et oh oui, ça va arriver !

Aujourd’hui plus que jamais, le monde – et notamment les pays du Sud – achètera tout ce que la Chine a à vendre....

S’inquiéter de la capacité mondiale à absorber la production chinoise n’a plus lieu d’être. La guerre au Moyen-Orient marque la fin de l’ère du pétrole. Suite...

Han Feizi

Il n’y a pas d’Affaire Epstein

Il n’y a pas d’Affaire Epstein. Epstein n’est qu’un symbole. Scandaleux, certes, par sa dimension immorale, criminelle même, mais c’est un « simple » témoignage de la décadence d’un système – le capitalisme mondialisé – où le fric gouverne tout, la vie publique comme la vie privée, dans une confusion cynique et violente.

Si « l’Affaire Epstein » n’était qu’une affaire de pédocriminalité et de concussion, sa mort – assez trouble – le 10 août 2019 dans sa cellule à l’unité spéciale d’isolement, un mois après avoir été incarcéré, aurait relevé du fait divers et conduit à la clôture du dossier. Qu’elle ressurgisse avec tant de force, sept ans plus tard, est la preuve qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire criminelle.

Dans un article de 1850 qui sera repris par Engels en 1895, lorsqu’il publie, au nom de Marx, Les luttes de classe en France, Marx écrivait : « Pendant que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’État, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique par la force des faits et par la presse, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne se reproduisait la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante. C’est notamment aux sommets de la société bourgeoise que l’assouvissement des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées se déchaînait, et entrait à chaque instant en conflit avec les lois bourgeoises elles-mêmes, car c’est là où la jouissance devient crapuleuse, là où l’or, la boue et le sang s’entremêlent que tout naturellement la richesse provenant du jeu cherche sa satisfaction. L’aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans ses jouissances, n’est pas autre chose que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise ».

La situation d’aujourd’hui n’est guère différente. Mais les rapports de force ont changé. En pleine décadence, de celles qu’un Luchino Visconti aurait pu mettre en scène à l’instar des Damnés, de Louis II de Bavière ou du Guépard, le capitalisme ne peut cacher ses turpitudes. S’il ne peut cacher le scandale, il lui faut le gérer et pourquoi pas à son profit.

Alors, on déverse sur le public, des milliers de pièces d’archives ; on offre en pâture aux médias qui n’attendent que ça, des centaines de noms. Les « élites » en tremblent dans tout l’Occident. Et cette peur qui court n’est pas une conséquence, c’est le but !

Les États-Unis ont perdu leur hégémonie mondiale. Ils ne peuvent même plus lancer des guerres comme par le passé.

Trump est passé maître dans les coups de théâtre. Ce ne sont plus des coups d’État. Ils restent le plus souvent sans lendemain : Venezuela, Iran, Groenland…C’est dangereux, c’est odieux, c’est scandaleux. Oui, mais ce n’est plus Arcole et encore moins Austerlitz.

Sans les médias aux ordres qui racontent l’histoire qu’on leur dit de raconter, loin, très loin de la vérité, tout ça relèverait du grand spectacle, celui qu’on offre avant que le rideau tombe. Définitivement !

Les États-Unis ont besoin de la servilité des États et des gens. L’Affaire Epstein est là pour cela.

Elle va sans doute durer longtemps, à coups de révélations, de dénonciations, dans un grand bluff où l’on joue sur la forme jamais sur le fond ; où l’on affirme tout dire pour cacher l’essentiel. Epstein est mort avant de parler, sans doute pour qu’il ne parle pas. Mais son cadavre est bien utile. On peut tout faire dire à un cadavre. Avant qu’il ne se taise pour l’éternité.

Bernard Frederick , Liberté Actus.

 

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