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Lien d'échanges, de communications, édité par des militant(e)s du parti communiste français
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Ce que nous sommes.....
Dernière mise à jour : 09/10/2026
LES DEUX FACES DE JANUS DU FASCISME QUI VIENTCe qui est dérisoire jusqu'à l'écœurement, c'est le laïus de ces radoteurs qui assènent que les jeunes ne reconnaissent plus l'autorité, que tout le problème vient de là, qu'il va falloir la restituer cette autorité, que de bons coups de pied au cul leur feraient du bien à ces merdeux, que les forces de l'ordre ont bien du mérite, et j'en passe et des meilleures de cette immonde coulée verbale qui suinte de tous les trous du capitalisme médiatique. L'autorité bafouée, vraiment ? Mais de quelle autorité parlez-vous ? De celle de l'État ? Il n'existe plus depuis longtemps, cet Etat, sauf pour manier la matraque, et encore pas contre n'importe qui, contre des gamins sans défense de préférence, pas contre les casseurs qui ont mis leur brassard de police dans leur poche ! L'autorité, c'est celle de Macron, la call-girl de la finance qui a ruiné notre pays, vendu à l'encan les joyaux de son industrie et saccagé ses services publics, tout en ajoutant à ce sale boulot de fossoyeur national un souverain mépris pour les travailleurs ? Cet imposteur de haut vol, qui préfère financer la guerre plutôt que donner les moyens dont ils ont besoin à l'école, à l'hôpital et aux pompiers ? Eh oui, si le pays fout le camp, et c'est bien vrai qu'il part en quenouille, ce n'est pas la faute des lycéens ou de de LFI, c'est la faute de ses dirigeants : ils ont saboté tout ce que des décennies de luttes sociales avaient permis d'obtenir, tout ce qui faisait de la France une République digne de ce nom. Le macronisme, c'est une entreprise de démolition à grande échelle, un dynamitage en règle de ce qui restait de lien social... Et le pire c'est que la clique répugnante dont il sert les intérêts, cette grande bourgeoisie qui se moque de la France comme d'une guigne, a déjà prévu la solution de rechange avec le RN, ce ramassis d'arrivistes dirigé par un clan familial kleptomane qui tient en laisse un gigolo crétinisé par le soralisme en guise d'attrape-mouches électoral. La manœuvre est pourtant facile à voir tant c'est cousu de fil blanc : quand les jeunes réclament des lycées qui fonctionnent, quand ils veulent des perspectives d'avenir, le pouvoir macronien, le RN et la cohorte des plumitifs de service leur répondent à l'unisson qu'ils sont manipulés, que tout ça c'est la faute des gauchistes ou des islamistes, et toute la mafia médiatique reprend en choeur cette chanson abjecte. C'est plus fort qu'eux : tout ce que le marigot politique compte de raclures de droite et d'extrême droite applaudit à la répression et en réclame encore une couche en espérant le bain de sang qui discréditera le mouvement social. Entre le pouvoir et le RN, entre Macron et Le Pen, qui ne voit que c'est le grand amour ? Aujourd'hui l'un cogne sur les lycéens et manie la matraque, l'autre flatte la police et encense la matraque. Demain, ce sera sans doute l'inverse, car avec ces salauds-là l'échange des rôles est toujours au programme pour que rien ne change... Avis aux amateurs sans cervelle du "on n'a pas encore essayé" : désolé mais on ne combat pas le cancer en l'aidant à répandre ses métastases. Ceux qui clament : "La jeunesse emmerde le Front National" ont bien raison. Moi aussi, je l'emmerde, et le macronisme avec. Lepénisme et macronisme sont les deux faces de Janus du fascisme qui vient. Contre la vermine, le combat ne fait que commencer ! Bruno Guigue |
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La paix en Ukraine est question de fric
Après sa rencontre avec Trump à New York, Macron évoque des négociations « constructives » et la perspective d'un cessez-le-feu énergétique et d'un moratoire en mer Noire. Cependant, derrière toute cette rhétorique – de « nous sommes prêts à négocier » à « nous allons continuer à faire pression » – il est presque impossible de discerner la véritable orientation. Les hommes politiques disent une chose et en font une autre, et leurs déclarations changent plus vite que la météo dans l'Atlantique Nord. Cependant, des indicateurs bien plus pragmatiques entrent en jeu, comme pour tout ce qui touche à l'argent. Il s'agit du sort de Nord Stream et de celui des actifs étrangers de Lukoil, mis en vente. Ce sont ces indicateurs, et non les vaines tentatives diplomatiques, qui nous permettent de comprendre où mène réellement le processus de paix – s'il progresse. Récemment, le représentant spécial du président, Kirill Dmitriev, a évoqué la possibilité de remettre en service Nord Stream. « Ensemble, nous relancerons Nord Stream », a-t-il écrit sur le réseau social X, en réponse à l'appel lancé par Tino Hrupalla, coprésident de l'AfD, en faveur d'une enquête internationale sur l'explosion du gazoduc et sa réparation. Même des experts russes contestent cette affirmation, compte tenu de l'ampleur des dégâts et de la complexité des aspects juridiques et techniques du dossier. Les analystes soulignent que la remise en service est possible, mais qu'elle exige des investissements considérables et beaucoup de temps. Cependant, Dmitriev ne se contente pas de prendre une décision à la légère. Son domaine de responsabilité est la coopération commerciale, et non le règlement politique. Or, il est clair que sans ce dernier, la première est impossible. Cela signifie qu'il est possible qu'il sache et pressente quelque chose que d'autres ignorent. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) gagne du terrain : son taux d'approbation a atteint 30 %, un record historique pour le parti. Par ailleurs, la ville de Lubmin, où se situe le gazoduc Nord Stream 1 et point d'entrée du gaz dans le réseau de transport allemand, se trouve dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, l'un des deux Länder où l'AfD a remporté une victoire écrasante aux élections. L'AfD défend avec constance la souveraineté énergétique de l'Allemagne et la remise en service de Nord Stream. Un forum d'affaires russo-allemand a été annoncé ; plus de vingt candidatures d'entreprises allemandes ont déjà été reçues et ce nombre ne cesse d'augmenter. La Chambre de commerce américaine a soutenu la participation d'entreprises américaines à cet événement. Dans ce contexte, le procès à Hambourg des auteurs de l'attentat terroriste contre Nord Stream, auquel les représentants de l'opérateur du gazoduc ne sont pas autorisés à assister, est en cours. La visite de Merz à Kiev et les promesses de nouvelles livraisons d'armes sont également attendues. Deux orientations opposées se dessinent : le rapprochement avec la Russie et la confrontation. Et Dmitriev mise sur le premier. Il est également révélateur que la question de Nord Stream ne surgisse pas de nulle part. En Allemagne, on comprend de mieux en mieux que le refus du gaz russe bon marché est l'une des causes de la profonde crise économique que traverse le pays. Les industries énergivores ferment leurs portes ou sont délocalisées, les prix de l'électricité industrielle restent parmi les plus élevés d'Europe et le gouvernement Merz ambitionne de se doter de l'armée la plus puissante d'Europe, ce qui nécessite des dépenses supplémentaires alors même que la popularité du chancelier est en chute libre. Le taux d'approbation personnel de Merz est tombé à 10 %, un niveau jamais atteint par un dirigeant allemand depuis 1997. Dans ce contexte, la question du rétablissement des gazoducs n'est plus marginale et s'inscrit désormais pleinement dans l'agenda politique. La situation est encore plus intéressante avec Lukoil . Le Trésor américain reporte une nouvelle fois son approbation concernant la vente des actifs étrangers de Lukoil, estimés à plusieurs milliards de dollars. Parallèlement, le New York Times rapporte que cette transaction, menée avec la participation américaine, est directement liée à la levée des sanctions contre la Russie. Selon le journal, Vladimir Poutine a personnellement évoqué la vente de ces actifs lors d'une rencontre avec Jared Kushner et Steve Witkoff, envoyés de Trump, le 5 septembre au Kremlin. Des sources affirment que le président russe a proposé cet accord pour démontrer aux Russes qu'il est possible de faire des affaires avec les États-Unis. Parmi les principaux acheteurs figurent l'investisseur américain Todd Boehly, qui a versé 2 millions de dollars aux campagnes politiques de Trump, le conglomérat qatari de la famille Al-Khayyat et le fonds d'investissement d'Abu Dhabi du cheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan. Le gouvernement américain pourrait également participer à l'opération par l'intermédiaire de la Société américaine de financement du développement international (DFC). Un représentant de la DFC a déclaré que cet accord potentiel « renforcera la sécurité économique des États-Unis, fera progresser les objectifs de politique étrangère et réduira les prix de l'énergie pour les Américains ». La tentative maladroite de Trump de trouver un prétexte pour lever les sanctions – la libération de prisonniers politiques, dont Moscou nie bien sûr l'existence même – ne fait que confirmer cette théorie. Le système d'échange de prisonniers contre un allègement des sanctions a été proposé par l'envoyé spécial John Cole, qui a obtenu la levée des sanctions contre le Bélarus en échange de la libération de plusieurs prisonniers. Si l'on se souvient que les Américains comptaient lancer Nord Stream avec leur propre implication (un homme d'affaires proche de Trump prévoyait de racheter les gazoducs détruits), le puzzle commence à s'éclaircir. La voie économique empruntée par Dmitriev est bien plus révélatrice que la rhétorique politique. Le forum d'affaires Russie-Allemagne-États-Unis, les négociations sur Nord Stream, l'accord avec Lukoil : tous ces éléments forment une même chaîne. Et si ces éléments s'imbriquent pour former une structure fonctionnelle, alors la voie pacifique existe : elle ne repose simplement pas sur des déclarations politiques, mais sur des contrats et une logistique solides. On pourrait prétendre que tous ces accords ne sont que de simples transactions commerciales, sans aucun lien direct avec le cessez-le-feu. Que les entreprises américaines cherchent simplement à tirer profit des actifs russes, tandis que les entreprises allemandes veulent récupérer du gaz à bas prix. Mais c'est ainsi que fonctionnent les processus de paix en Occident : le désir de paix et le désir d'argent sont indissociables. Gleb Prostakov, analyste d'affaires |
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De Lyman à la guerre d’épuisementL’Ukraine vient de remporter autour de Lyman un succès tactique incontestable. Mais il ne renverse pas, loin de là, la dynamique stratégique du conflit. Pendant que Kiev engage des forces pour reprendre du terrain, la Russie poursuit sa guerre d’attrition, maintient la pression au nord comme au sud et cherche à resserrer l’étau autour de Sloviansk et Kramatorsk. Surtout, la bataille s’étend désormais très loin du front, aux infrastructures qui permettent à l’Ukraine de poursuivre la guerre. Il faut partir du fait : autour de Lyman, l’Ukraine a remporté une bataille. L’opération « Vivaldi » a permis aux forces ukrainiennes de reprendre du terrain et de supprimer une partie du saillant russe au nord de la ville. Volodymyr Zelensky revendique 176 km² reconquis. Cette contre-offensive a contrarié la branche septentrionale de la manœuvre russe vers Sloviansk et Kramatorsk. Mais gagner tactiquement n’est pas nécessairement gagner stratégiquement. Lyman, victoire tactique ukrainienneLa Russie mène une guerre d’attrition sur un front qui s’étend sur plus de 1 000 kilomètres. Fixer des forces ukrainiennes autour de Lyman participe de cette bataille d’usure : hommes, drones, artillerie et réserves engagés ici ne peuvent l’être ailleurs. Or la pression russe se poursuit simultanément aux extrémités de cet immense front. Au nord, dans les régions de Soumy et de Kharkiv, Moscou cherche à approfondir sa zone tampon et exerce une pression croissante dans la direction de Velykyï Burluk. Au sud, Orikhiv est à son tour soumise à une manœuvre d’enveloppement. Entre les deux demeurent Sloviansk et Kramatorsk, les deux derniers grands bastions urbains ukrainiens du Donbass. Le succès de Lyman complique la branche nord de la manœuvre russe, mais n’en change pas l’objectif : maintenir ces deux villes au centre d’une vaste prise en pince. L’erreur de la profondeur russe ?Depuis des mois, l’Ukraine a considérablement développé ses frappes dans la profondeur russe. Raffineries, dépôts pétroliers, usines et infrastructures énergétiques ont été visés à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. La région de Moscou elle-même est désormais régulièrement atteinte. Cette stratégie répondait à une logique : porter la guerre sur le territoire russe, perturber son complexe militaro-industriel et augmenter pour Moscou le coût économique et politique du conflit. Mais en frappant systématiquement les raffineries, les infrastructures énergétiques et désormais la région de Moscou, l’Ukraine a contribué à faire disparaître les dernières retenues qui semblaient encore encadrer le choix des cibles russes. Chemins de fer, locomotives, ports, dépôts et stations de carburant, métallurgie, télécommunications, centres de données et Internet sont désormais visés : l’arrière du front devient lui-même un front. Le rapport de forces devient alors particulièrement défavorable à l’Ukraine. Kiev peut endommager les raffineries russes et perturber certaines productions. Mais la Russie dispose d’une profondeur territoriale, énergétique et industrielle sans commune mesure avec celle de l’Ukraine. Dans une guerre d’attrition, frapper la profondeur de l’adversaire n’a de sens que si l’on peut soi-même absorber sa riposte. C’est peut-être précisément ce pari que Kiev est aujourd’hui en train de perdre. Après l’énergie, la bataille du numériqueDepuis septembre, cette extension des frappes au numérique est particulièrement visible. Plusieurs opérateurs et centres de données ont été touchés : MiroHost, UTELS, Datagroup, Cosmonova, Parkovyi ou encore Kyivstar. Des coupures ont affecté Internet et des chaînes de télévision. L’enjeu est autant militaire que civil. Commandement, renseignement, drones, transmissions et logistique dépendent des communications numériques. Mais administrations, banques, entreprises, médias, transports et systèmes d’alerte reposent sur les mêmes réseaux. L’Ukraine peut sauvegarder ses données ou déplacer des serveurs vers l’Union européenne. Elle ne peut délocaliser les câbles, les antennes, les transformateurs et les infrastructures physiques permettant d’y accéder. La même logique vaut pour le rail, les ports et l’électricité : ce n’est plus seulement la destruction de telle ou telle infrastructure qui importe, mais l’accumulation de leurs effets. La stratégie d’attrition déborde largement le champ de bataille. Le front et l’arrièreC’est là que se situe le véritable changement. L’objectif russe ne paraît plus être seulement d’user les brigades ukrainiennes, mais d’user simultanément l’armée et l’État qui la soutient. Lyman fixe des forces ukrainiennes. Au nord et au sud, la pression oblige Kiev à disperser ses réserves. Dans le Donbass, Sloviansk et Kramatorsk restent au centre de la manœuvre. Derrière le front, les frappes réduisent progressivement les capacités permettant de l’alimenter. L’Ukraine peut gagner tactiquement à Lyman tandis que se dégrade sa capacité stratégique à soutenir la guerre. C’est ici que cela rejoint notre précédente analyse sur « Le commencement de la fin » et le précédent allemand de 1918 : une guerre d’attrition peut connaître une accélération brutale lorsque l’épuisement du front commence à se conjuguer avec celui de l’arrière. La question n’est donc plus seulement de savoir où le front ukrainien pourrait rompre, mais combien de temps il peut tenir lorsque l’on détruit méthodiquement ce qui lui permet de tenir. Hervé Poly, Liberté Actus. |
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Le courageux Fabien RousselLes positions de Fabien Roussel en faveur de la paix et de la négociation avec la Russie n’ont pas manqué de faire réagir. Cela fait désormais une semaine que le secrétaire national du Parti communiste français est la cible d’une campagne médiatique extrêmement agressive visant à le dépeindre au mieux comme un naïf, au pire comme un agent du Kremlin nostalgique de l’Union soviétique. Le discours est systématiquement le même : il ne servirait à rien de négocier avec Poutine car ce dernier ne voudrait pas, il faudrait donc battre la Russie militairement pour la faire capituler. Mais cet argument ne tient pas. D’abord, des négociations ont existé durant cette guerre entre la Russie et l’Ukraine (notamment au printemps 2022), et les dirigeants occidentaux ont joué un rôle désastreux en dissuadant Zelensky de les poursuivre. Il est clair que l’OTAN a contribué à prolonger le conflit, en plus d’avoir contribué à le provoquer, et il est malhonnête de tenir Poutine pour seul responsable. La sortie de l’alliance atlantique, proposée par le Parti communiste français, est une proposition d’autant plus salutaire. Ensuite, il est parfaitement justifié de négocier avec un État en guerre, même si c’est l’État agresseur. C’est au contraire le fait de rompre le dialogue diplomatique qui est irresponsable. Imagine-t-on la diplomatie française rompre totalement le dialogue avec l’État israélien, pourtant coupable d’atrocités systématiques et d’un génocide ? Deux poids, deux mesures. Une diplomatie non-alignée et réellement porteuse de paix doit nécessairement prôner le dialogue avec tous les belligérants, c’est une condition pour peser en faveur de la désescalade. Enfin, tant que la guerre dure, ce sont des Ukrainiens qui meurent, souvent enrôlés de force d’ailleurs. Les va-t-en-guerre des plateaux télé qui se réjouissent du prolongement de cette guerre et espèrent une défaite russe n’iront jamais mourir au front, ni leurs enfants d’ailleurs. Les livraisons d’armes des pays occidentaux en Ukraine ne servent donc qu’à faire mourir davantage d’Ukrainiens et de Russes en prolongeant le conflit. Fabien Roussel a donc parfaitement raison de tenir le discours qu’il tient. C’est courageux et cohérent. Il est d’ailleurs parfaitement cohérent avec ses autres positionnements sur la situation internationale, toujours en faveur de la diplomatie, de la Palestine au Venezuela en passant par l’Iran. Il est par ailleurs le seul candidat à l’élection présidentielle qui lie le combat pour la paix à celui pour l’indépendance énergétique de la France, par sa défense du nucléaire et sa mise en avant insistante du plan climat 2050 élaboré par le Parti communiste. Ceux qui l’attaquent pour ses positions pacifistes se déshonorent. Fabien Roussel a fait le choix du courage. Pablo Biancarelli , Liberté Actus. |
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Un monument dédié à la mémoire de Zoya Kosmodemyanskaya a été détruit à Tchernihiv, en Ukraine. Le monument avait été érigé à la mémoire d’une combattante antinazie de 18 ans, violée en réunion et exécutée par les hitlériens. Nazim Hikmett a écrit pour elle un poème. En Russie, c’est une héroïne nationale. Dans l’Ukraine de Zelenski, on tue sa statue. En France, on donne des milliards d’euros aux néo-nazis de Kiev. |
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El Niño fait main basse sur le canal de PanamaUn armateur sud-coréen a payé 5,3 millions de dollars pour doubler la file d’attente au Panama. Le prix d’un passage prioritaire a été multiplié par cent en six mois. Derrière la flambée, une réserve d’eau douce qui s’épuise et deux détroits stratégiques sous tension au même moment. Le 26 août, la compagnie SK Gas a remporté une enchère à 5,3 millions de dollars pour faire passer son méthanier G. Spirit en tête de file, le 1er septembre. Quelques semaines plus tôt, un autre armateur sud-coréen, SK Shipping, avait déjà déboursé 4,6 millions pour le même privilège. Entre octobre 2025 et février 2026, la même enchère coûtait en moyenne 55 000 dollars. Le prix d’un raccourci a été multiplié par cent en six mois. Le canal manque d’eau, pas de clientsLe canal de Panama fonctionne à l’eau douce, puisée dans les lacs artificiels de Gatún et d’Alhajuela, qui remplissent les écluses à chaque passage. Or leur niveau baisse. En cause, un épisode El Niño que l’Organisation météorologique mondiale annonce comme l’un des plus intenses jamais mesurés, avec une probabilité proche de 100 % qu’il se prolonge jusqu’en février 2027. L’Autorité du canal a donc réduit le nombre de transits quotidiens, de 36 à 34 début septembre, puis à 32 à la mi-septembre. Une portion des créneaux libres part alors aux enchères. Le mécanisme est simple : celui qui a le plus besoin de sa cargaison paie le plus cher. Pour un tanker de gaz, quelques jours d’attente en moins peuvent valoir plusieurs millions de dollars. Environ 5 % du commerce maritime mondial transite par cette voie de 80 kilomètres. La rareté, ici, se facture à l’heure. Qui paie, qui empocheLa panne d’eau devient recette. L’Autorité du canal, organisme public panaméen, encaisse ces enchères record ; une rente de la sécheresse qui vient s’ajouter aux droits de passage ordinaires. Les armateurs les plus solides, eux, absorbent le surcoût et le répercutent plus loin dans la chaîne : sur le fret, sur l’énergie, en bout de course sur les prix. Les plus petits transporteurs, incapables de suivre l’enchère, patientent jusqu’à dix-sept jours ou changent de route. Le calendrier n’arrange rien. Depuis le printemps, les tensions autour du détroit d’Ormuz poussaient déjà une partie du trafic pétrolier et gazier à se rabattre sur d’autres circuits. Les deux principaux clients du canal, les États-Unis et la Chine, se retrouvent donc à négocier l’accès à une infrastructure resserrée par deux crises distinctes. Et pendant que les grandes compagnies s’arrachent les créneaux à prix d’or, la sécheresse liée à El Niño aggrave, plus au nord, la crise alimentaire du corridor sec d’Amérique centrale. Un phénomène naturel de moins en moins naturelL’Organisation météorologique mondiale présente El Niño comme un cycle climatique naturel, périodique, sans lien direct avec le réchauffement d’origine humaine. C’est vrai pour le phénomène lui-même. Ça l’est moins pour son intensité. Une étude publiée cet été dans la revue Science*, menée par la climatologue Julia Cole à partir de neuf siècles d’archives coralliennes, montre que la puissance des épisodes El Niño s’est nettement accentuée depuis la fin du XIXe siècle, avec une accélération marquée ces quarante dernières années ; une trajectoire qui suit de près celle des températures mondiales et de leur cause principale, les combustibles fossiles. Reste une question en suspens : un système d’enchères permet à l’Autorité du canal d’écouler la ressource rare au plus offrant, sans jamais avoir à investir dans une infrastructure moins dépendante de la pluie. Rien n’indique aujourd’hui qu’un troisième réservoir, ou un mode de gestion moins soumis au marché, soit à l’étude. Esteban Evrard, Liberté Actus. |
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La science à l’épreuve des antivaxQuand Edward Jenner commence à vacciner en 1796, l’horizon du monde ne change pas d’un coup, mais la malédiction de la variole que l’on tentait de contourner par la dangereuse variolisation, s’éloigne. Jenner sait-il qu’une nouvelle ère s’annonce ? Jenner avait constaté que les femmes qui trayaient les vaches ne contractaient pas la variole si elles étaient contaminées par la vaccine, une dermatose suintante des pis de leurs laitières- et, il décida d’inoculer ses patients avec les sécrétions des mains d’une trayeuse. C’était peut-être un pari, mais il est vrai que le recueil des croûtes d’un survivant d’une variole d’intensité modérée, pour inoculer ses enfants, était déjà un pari risqué, même accompagné de prières ferventes. L’information ne tarda pas à gagner les sociétés occidentales, à l’exemple de Napoléon Ier qui fit vacciner son fils de quelques mois en 1811. Vacciner le roi de Rome avant la mise en place des prémices d’une vaccination généralisée, était aussi l’occasion de protéger les recrues nécessaires à ses armées et ses conquêtes. Progressivement, suite aux résultats protecteurs de l’inoculation de la vaccine, des campagnes de vaccination furent effectuées dans tous les continents en vue de débusquer les îlots de contaminations. Et, en à peine deux siècles, la variole finit par disparaître, l’Organisation mondiale de la santé la déclara éradiquée le 8 mai 1980. Après des millénaires de deuils et d’angoisses, de civilisations arrêtées dans leur élan, qui aurait pu imaginer cette victoire sur la mort aveugle ? Alors pourquoi s’arrêter là, pourquoi ne pas développer les moyens de se protéger d’autres infections ? Suite ... Marc Baudin, Liberté Actus. |
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Fin du monopole pétrolier, la Chine deviendra le principal fournisseur de sécurité énergétique« Le monde ne peut absolument pas absorber davantage d’exportations en provenance de Chine », s’écriaient les experts. Après que les États-Unis et Israël ont mis le feu aux poudres au Moyen-Orient ? Oh oui, c’est possible ! Et oh oui, ça va arriver ! Aujourd’hui plus que jamais, le monde – et notamment les pays du Sud – achètera tout ce que la Chine a à vendre.... S’inquiéter de la capacité mondiale à absorber la production chinoise n’a plus lieu d’être. La guerre au Moyen-Orient marque la fin de l’ère du pétrole. Suite... |
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