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10 ANS APRÈS AVOIR GAGNÉ LE RÉFÉRENDUM SUR LE BREXIT, FARAGE REMPORTE UN TRIOMPHE ÉLECTORAL HISTORIQUE

Aux élections locales qui se sont tenues jeudi 7 mai 2026, Farage vient d'imposer son parti « REFORM UK » comme la première force politique britannique.

Parallèlement, les deux grands partis traditionnels s'effondrent :

Le Parti Travailliste, du Premier Ministre M Keir Starmer, grand copain de Macron, subit une débâcle.

Le Parti Conservateur, dirigé depuis 2024 par la Britannique d'origine nigériane Olukemi Olufunto Badenoch, connaît une Berezina à peine moindre que celle du parti de Starmer. Il est relégué au rang de 4e parti britannique, derrière Reform UK, le Parti Travailliste et le Parti Libéral-Démocrate.

le Parti Libéral-Démocrate d'Edward Davey progresse , mais sa progression se fait au détriment du Parti Conservateur.

Bien que les Conservateurs soient plus euro-critiques que les Lib-Dems, les deux partis rejettent le Brexit, et l'on ne peut donc pas interpréter ce simple transvasement de l'un vers l'autre comme une vraie poussée europhile.

Enfin, les Verts connaissent une forte poussée, du fait de la personnalité de leur nouveau chef très médiatisé, Zack Polanski, 43 ans, que sa notice « Wikipédia » décrit comme «juif, homosexuel et végan» et marié avec le militant Vert Richie Bryan.

CONCLUSION

Les élections locales ne sont certes pas des élections parlementaires, les enjeux et les situations n'étant pas les mêmes. Mais les unes et les autres sont des élections nationales, avec les mêmes partis. Les électeurs votent aux élections locales en ayant en tête le signal qu'ils veulent envoyer au gouvernement. En ce sens, ces élections locales du 7 mai 2026 ont une importance triplement historique : elles marquent la fin du bipartisme britannique et le rejet des deux grands partis traditionnels par une large majorité des électeurs. Les Travaillistes de Starmer au Royaume-Uni souffrent du même rejet que les Socialistes d’Olivier Faure en France. Les Conservateurs de Kemi Badenoch souffrent, eux, de la même perte de crédibilité que LR de Retailleau.

L'effondrement des Travaillistes et des Conservateurs, et la poussée de « Reform UK », se retrouvent en Écosse et au Pays de Galles. Mais on assiste aussi à la percée historique du parti indépendantiste « Plaid Cymru-The Party of Wales » , qui devient le premier parti au Pays de Galles, tout comme le parti indépendantiste SNP reste le premier parti d'Écosse malgré un léger tassement. Avec la poussée des Lib-Dems et des Verts, le Royaume-Uni devient ainsi de plus en plus le Royaume-Désuni.

Le triomphe de Farage, initiateur du Brexit de 2016, fournit le démenti le plus cinglant à tous les «sondages» qui assuraient que les Britanniques étaient hantés par le remords d'avoir choisi le Brexit il y a 10 ans.  

Bien sûr, certains voudront voir dans le succès électoral de Reform UK – classé par nombre d’observateurs comme populiste et d’extrême-droite et qui a largement fait campagne contre l'immigration- le présage d'une victoire du RN en France en 2027. Il y a pourtant  une différence essentielle à noter : à savoir que Reform UK est le parti du Brexit tandis que le RN refuse obstinément la sortie de la France de l’UE (le Frexit) .

D’après F.Asselineau sur X

Karl Marx : La dévalorisation du monde humain augmente en proportion directe de la valorisation du monde des choses.

Soudan : 150 000 morts, 12 millions de déplacés, zones d’extraction d’or contrôlées pour le pillage : un génocide de plus orchestré par l’élite capitaliste transnationale.

Les Émirats arabes unis ne possèdent aucune mine d’or, et pourtant, ils sont aujourd’hui le deuxième exportateur mondial d’or.

Quatre-vingt-dix-sept pour cent de cet or provient du pillage du Soudan.

Les Émirats arabes unis fournissent des armes aux mercenaires des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, qui commettent un génocide et contrôlent des mines ; les FSR envoient des tonnes d’or aux Émirats arabes unis, or que ces derniers vendent ensuite à diverses puissances capitalistes ; ces puissances, à leur tour, vendent des armes aux Émirats arabes unis, armes qui finissent par tomber entre les mains des FSR.

Retour sur les estimations faites quant à la crise qui vient.

Le constat est désormais partagé par le FMI, la Banque Mondiale et l'Agence internationale de l'énergie :

 - 13% pour le pétrole, -20% pour le gaz, - 40% pour les engrais, - 35% pour l'hélium, - 24% pour l'aluminium.

En fait, compte tenu des différences de qualité du pétrole, on est à -40% pour le pétrole qui convient à la chimie, ce qui explique que l'Urals (russe) soit désormais + cher que le BRENT.

Le FMI publie 2 scénarios qualifiés d'"adverse" et de "sévère". L'adverse estime une baisse de la croissance mondiale de -0,85%. Le sévère de -1,3%. Mes calculs, pour l'instant, convergent avec "l'adverse". Mais ils pourraient se réévaluer rapidement.

En effet, travaillant avec des experts basés au Moyen-Orient, à Houston et en Russie on commence à avoir une idée des dégâts faits aux puits par l'arrêt de la production depuis 2 mois. Ils sont importants.

Surtout, ils viennent s'ajouter aux dégâts causés aux installations de pompage, de raffinage et de chargement provoqués par les tirs iraniens ripostant aux bombardements américains et israéliens.

La conclusion est que si la paix était faite aujourd'hui, il faudrait néanmoins 2,5 ans (au mieux) pour retrouver 80% de la production de gaz et pétrole d'avant-guerre. Donc il manquerait toujours 20% soit 2,6% de la production mondiale.

Cela implique une crise de longue durée avec des baisses importantes de production et surtout une catastrophe agricole par pénurie d'engrais. Elle est déjà visible dans l'Océan Indien et aux USA. Les récoltes de fin d'été et d’automne seront désastreuses.

Pour la France, nous serons touchés entre fin août et mi-octobre, avec une contraction de la consommation du fait d'une forte inflation (les 4% seront probablement dépassés, une hausse de 5% à 6% est probable).

Par ailleurs, l'économie française sera frappée alors qu'elle est à l'arrêt (0% au 1T 2026) alors que j'envisageais avec mes collègues une croissance au 1er semestre de 0,6/0,8%.

Des crises particulières auront lieu du fait d'une pénurie spécifique de gasoil et de kérosène. Les annonces de réduction des vols (-25% à -35%) dans l'Océan Indien indiquent ce qui va se passer d'ici quelques semaines en Europe.

L'Europe est la région économique du monde qui est la plus mal placée pour faire face à cette crise, sauf peut-être les pays pauvres d'Asie (Bangladesh, Sri Lanka, Philippines) et d'Afrique orientale.

Tout ceci n'est pas un rêve ou un cauchemar. Ce sont les conclusions auxquelles nous arrivons tous, que l'on travaille au FMI, à la BM, ou dans des centres universitaires. Mais le refus d'anticiper de la part de nos gouvernements va empirer considérablement les choses.

Pour finir, nous ne sommes pas "pessimistes". Des estimations encore plus sombres circulent. Des experts Qatari parlent d'un délai de 5 ans pour un retour à la normale. Nos estimations restent encore "modérées".

Jacques Sapir.

La nation iranienne debout impose la négociation aux États-Unis

Après des semaines de combats, la guerre contre l’Iran a prouvé ce que beaucoup refusaient d’admettre : la victoire rapide annoncée n’était pas seulement improbable, elle était hors d’atteinte dès les premiers jours.

S’ouvre aujourd’hui une trêve de quinze jours, non sans tensions. Elle ne marque pas la fin du conflit, mais le début d’une phase décisive où une nation restée unie impose ses conditions, tandis que le camp occidental apparaît divisé et contraint à la négociation.

Dès le lancement de l’offensive, l’hypothèse dominante était celle d’une guerre éclair : frapper massivement, désorganiser l’État iranien et provoquer une rupture politique interne. C’était d’ailleurs la communication des États-Unis et d’Israël, qui nourrissaient l’idée d’une victoire rapide et presque inévitable.

Mais la réalité a rapidement contredit ce récit. L’Iran n’a pas implosé. Malgré les pertes humaines, les destructions et la pression militaire, la continuité du pouvoir a été assurée, les structures de commandement ont fonctionné et la société iranienne a maintenu sa cohésion. Suite...

Hervé Poly , Liberté Actus.

Fin du monopole pétrolier, la Chine deviendra le principal fournisseur de sécurité énergétique

 « Le monde ne peut absolument pas absorber davantage d’exportations en provenance de Chine », s’écriaient les experts.

Après que les États-Unis et Israël ont mis le feu aux poudres au Moyen-Orient ? Oh oui, c’est possible ! Et oh oui, ça va arriver !

Aujourd’hui plus que jamais, le monde – et notamment les pays du Sud – achètera tout ce que la Chine a à vendre....

S’inquiéter de la capacité mondiale à absorber la production chinoise n’a plus lieu d’être. La guerre au Moyen-Orient marque la fin de l’ère du pétrole. Suite...

Han Feizi

Il n’y a pas d’Affaire Epstein

Il n’y a pas d’Affaire Epstein. Epstein n’est qu’un symbole. Scandaleux, certes, par sa dimension immorale, criminelle même, mais c’est un « simple » témoignage de la décadence d’un système – le capitalisme mondialisé – où le fric gouverne tout, la vie publique comme la vie privée, dans une confusion cynique et violente.

Si « l’Affaire Epstein » n’était qu’une affaire de pédocriminalité et de concussion, sa mort – assez trouble – le 10 août 2019 dans sa cellule à l’unité spéciale d’isolement, un mois après avoir été incarcéré, aurait relevé du fait divers et conduit à la clôture du dossier. Qu’elle ressurgisse avec tant de force, sept ans plus tard, est la preuve qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire criminelle.

Dans un article de 1850 qui sera repris par Engels en 1895, lorsqu’il publie, au nom de Marx, Les luttes de classe en France, Marx écrivait : « Pendant que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’État, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique par la force des faits et par la presse, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne se reproduisait la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante. C’est notamment aux sommets de la société bourgeoise que l’assouvissement des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées se déchaînait, et entrait à chaque instant en conflit avec les lois bourgeoises elles-mêmes, car c’est là où la jouissance devient crapuleuse, là où l’or, la boue et le sang s’entremêlent que tout naturellement la richesse provenant du jeu cherche sa satisfaction. L’aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans ses jouissances, n’est pas autre chose que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise ».

La situation d’aujourd’hui n’est guère différente. Mais les rapports de force ont changé. En pleine décadence, de celles qu’un Luchino Visconti aurait pu mettre en scène à l’instar des Damnés, de Louis II de Bavière ou du Guépard, le capitalisme ne peut cacher ses turpitudes. S’il ne peut cacher le scandale, il lui faut le gérer et pourquoi pas à son profit.

Alors, on déverse sur le public, des milliers de pièces d’archives ; on offre en pâture aux médias qui n’attendent que ça, des centaines de noms. Les « élites » en tremblent dans tout l’Occident. Et cette peur qui court n’est pas une conséquence, c’est le but !

Les États-Unis ont perdu leur hégémonie mondiale. Ils ne peuvent même plus lancer des guerres comme par le passé.

Trump est passé maître dans les coups de théâtre. Ce ne sont plus des coups d’État. Ils restent le plus souvent sans lendemain : Venezuela, Iran, Groenland…C’est dangereux, c’est odieux, c’est scandaleux. Oui, mais ce n’est plus Arcole et encore moins Austerlitz.

Sans les médias aux ordres qui racontent l’histoire qu’on leur dit de raconter, loin, très loin de la vérité, tout ça relèverait du grand spectacle, celui qu’on offre avant que le rideau tombe. Définitivement !

Les États-Unis ont besoin de la servilité des États et des gens. L’Affaire Epstein est là pour cela.

Elle va sans doute durer longtemps, à coups de révélations, de dénonciations, dans un grand bluff où l’on joue sur la forme jamais sur le fond ; où l’on affirme tout dire pour cacher l’essentiel. Epstein est mort avant de parler, sans doute pour qu’il ne parle pas. Mais son cadavre est bien utile. On peut tout faire dire à un cadavre. Avant qu’il ne se taise pour l’éternité.

Bernard Frederick , Liberté Actus.

 

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