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        Ce que nous sommes.....                                                                                                   Dernière mise à jour : 08/08/2026

 

Ceuta. Fausse crise pour vraies ingérences

 

Ceuta. Un petit territoire sous souveraineté espagnole sur le continent africain, à l’entrée du détroit de Gibraltar, entouré du Maroc. La ville est sous souveraineté espagnole depuis 1580, revendiquée par le Maroc depuis son indépendance en 1956.

L’histoire de ces présides espagnoles d’Afrique du Nord est complexe : antérieures au protectorat colonial espagnol, elles ne figurent pas sur la liste onusienne des territoires à décoloniser, mais leur statut alimente une tension structurelle entre Madrid et Rabat que ni le droit international ni la diplomatie bilatérale n’ont jamais vraiment soldée. Un bout d’Europe en Afrique, 85 000 habitants, que le grand public découvre tous les cinq ans pour les mêmes raisons.

60 000 passages en 48 heures : que s’est-il passé ?

Les 30 et 31 juillet, environ 60 000 personnes ont convergé depuis la ville marocaine de Fnideq vers l’enclave espagnole de Ceuta, traversant à la nage ou en escaladant les brise-lames. C’est possiblement le plus grand épisode de franchissement irrégulier jamais enregistré sur le territoire de l’UE sur une période aussi courte. Au moins 72 personnes sont mortes, noyées ou écrasées en tentant de passer.

Comment expliquer un tel afflux en quelques heures ? Des rumeurs avaient circulé sur les réseaux sociaux et à Fnideq sur une prétendue ouverture de la frontière, s’appuyant sur une interprétation erronée d’un récent arrêt de la Cour suprême espagnole sur les refoulements en mer. Sánchez a évoqué une attaque contre l’intégrité territoriale de l’Espagne, accusant des réseaux mafieux d’avoir propagé ces rumeurs. Mais la question de la passivité, voire de la complicité, des autorités marocaines mérite d’être posée. L’Association marocaine des droits humains a appelé à l’ouverture d’une enquête « sérieuse et indépendante pour établir les responsabilités ». Car ce n’est pas la première fois : en 2021, Rabat avait déjà laissé passer 9 000 personnes en 72 heures pour protester contre l’accueil par Madrid du chef du Front Polisario. La frontière migratoire est un levier de pression diplomatique marocain rodé.

La situation a été maîtrisée rapidement. La quasi-totalité des personnes ayant franchi irrégulièrement la frontière sont retournées au Maroc en moins de 48 heures. Aucune n’a pu quitter Ceuta pour la péninsule espagnole.

Ceux qui ont traversé étaient des jeunes Marocains, partis sans bagage. Des voisins qui ont sauté à l’eau un matin de juillet. Cette séquence est aussi parlante sur les conditions matérielles du peuple marocain derrière la vitrine d’un royaume moderne et prospère soigneusement entretenue par le palais et ses relais.

Pourquoi l’Espagne est dans le collimateur

Difficile de ne pas remettre cet évènement dans son contexte objectif. Pedro Sánchez et son gouvernement d’alliance entre les socio-démocrates, la gauche radicale et les communistes sint devenus une cible pour beaucoup. Le gouvernement espagnol refuse de plier sur plusieurs dossiers stratégiques. Il a reconnu l’État palestinien et qualifié les opérations israéliennes à Gaza de génocide. Madrid refuse d’atteindre les 5% du PIB en dépenses militaires exigés par Trump et l’OTAN. Pedro Sánchez a été l’une des (quelques) voix occidentales les plus virulentes contre la guerre des États-Unis en Iran. L’Espagne soigne également ses relations avec l’Algérie avec une visite officielle du Président Tebboune en Espagne il y a deux semaines, ce qui irrite doublement Rabat et Washington. Le Maroc est l’atout de Washington en Afrique du Nord, partenaire militaire, relais diplomatique. Mohammed VI vient d’ailleurs, juste après la crise de Ceuta, de baptiser du nom de Donald Trump la voie express Tiznit-Dakhla reliant le sud du Maroc au Sahara occidental en remerciement de la reconnaissance par Trump en 2020 de la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé. Dans ce contexte, laisser partir 60 000 personnes pour fragiliser un gouvernement espagnol récalcitrant est une opération à coût quasi nul pour Rabat et à bénéfice stratégique potentiel.

Le mensonge coordonné de l’extrême droite

Le Pen, Bardella, Meloni, Trump, Vance ont aussitôt crié à l’ « invasion ». Meloni a demandé la suspension de l’Espagne de l’espace Schengen, aussitôt soutenue par le Danemark et la Finlande. La droite française, qui a fait du gouvernement Sánchez sa bête noire, a récité les mêmes éléments de langage. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la multiplication par cinq des effectifs à la frontière franco-espagnole. Du bruit, rien que du bruit.

Ceuta dispose d’un régime spécifique, unique en Europe : le contrôle Schengen est effectué à la sortie, par voie maritime ou aérienne. Une entrée irrégulière à Ceuta ne constitue jamais une entrée dans le reste de l’espace Schengen. Personne ne se retrouve le lendemain dans un aéroport italien ou dans une voiture traversant les Pyrénées. Les réactions de la droite européenne et de la plupart des gouvernements du continent relèvent donc soit de l’ignorance, soit, plus probablement, du grossier mensonge. L’hypocrisie des autorités italiennes mérite d’être soulignée. Les entrées irrégulières sur les côtes italiennes ont augmenté en 2025, faisant de l’Italie la première porte d’entrée irrégulière d’Europe. Mais c’est cette crise orchestrée dans un territoire « non Schengen » d’un gouvernement de gauche qui constitue une « invasion ».

Favoriser le retour des nostalgiques de Franco en 2027

Tous ces aboiements coordonnés prennent tout leur sens à la lumière du calendrier politique espagnol. Les élections générales de 2027 approchent, et la perspective d’une coalition PP-Vox se précise. Une alliance de droite et d’extrême droite discrètement ou ouvertement nostalgique du franquisme, soutenue directement par Trump, Netanyahu, Meloni, et de façon plus lâche par les atlantistes libéraux de la Commission européenne ou d’autres capitales européennes qui voient dans Sánchez un partenaire un peu trop éloigné de la doxa libérale-brune en vogue en ce moment.

Fragiliser Sánchez sur la migration, le peindre en dirigeant laxiste incapable de contrôler ses frontières, activer les peurs avec des images spectaculaires, des leviers habituels et faciles à déployer. Que l’extrême droite mondiale répète simultanément les mêmes inepties en quelques heures dit quelque chose sur la coordination de l’opération. Sánchez a clairement vu dans cet épisode une tentative de déstabilisation. Il n’a pas tort.

Pendant ce temps, les mêmes qui s’alarment des ingérences russes dans les brillantes campagnes électorales de MM. Glucksmann ou Philippe restent curieusement silencieux sur cette démonstration de force géopolitique organisée à quelques kilomètres de l’Europe. Les ingérences, visiblement, ne peuvent venir que de l’Est.

Paul Moullec , Liberté Actus.

L’Union européenne va-t-en-guerre

La Chine frappe 14 entreprises européennes en réponse aux sanctions

La réponse chinoise n’aura pas attendu. Moins de vingt-quatre heures après le 21e paquet de sanctions européennes contre la Russie, qui visait notamment quatorze entreprises chinoises, Pékin a frappé à son tour. Cette fois, ce sont quatorze acteurs importants de l’industrie, de la recherche et de la défense européennes qui sont directement touchés.

Derrière cet échange de sanctions se dessine autre chose d’autrement plus inquiétant : en s’engageant dans une logique d’escalade économique au nom de son soutien à l’Ukraine, l’Union européenne expose son propre appareil productif à des représailles dont le coût est considérable.

Pékin frappe là où l’Europe est la plus vulnérable

Le ministère chinois du Commerce (MOFCOM) a soigneusement sélectionné ses cibles : Rheinmetall en Allemagne, III-V Lab et Cavok UAS en France, Vigo Photonics en Pologne, Tatra Trucks en République tchèque ou encore plusieurs entreprises spécialisées dans les matériaux avancés, les lasers, l’optronique et les semi-conducteurs. L’annonce chinoise interdit désormais l’exportation directe de biens à double usage vers ces organisations. Plus encore, elle prohibe leur réexportation par des distributeurs étrangers lorsque les composants sont d’origine chinoise. Pékin transforme ainsi sa place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales en véritable levier stratégique.

Le choix des produits concernés est révélateur. Terres rares, gallium, germanium, antimoine, tungstène : ces matériaux sont indispensables à la fabrication des semi-conducteurs, des moteurs électriques, des systèmes optiques, des drones, des véhicules militaires et des munitions modernes. Sur plusieurs de ces ressources, la Chine occupe une position dominante mondiale, tant pour l’extraction que pour le raffinage.

Une stratégie qui expose l’industrie européenne

L’Union européenne affiche l’objectif d’une « souveraineté stratégique » tout en demeurant fortement dépendante de la Chine pour des matières premières et composants indispensables à ses industries de pointe. À mesure que les sanctions s’accumulent, les représailles deviennent plus rapides, plus ciblées et potentiellement plus coûteuses. Les entreprises européennes devront rechercher de nouveaux fournisseurs, requalifier leurs chaînes de production, absorber des hausses de prix et accepter des retards susceptibles de durer plusieurs années. Les secteurs de la défense, de l’aéronautique, des semi-conducteurs, de l’automobile ou encore de la recherche pourraient être directement affectés.

L’Union européenne risque désormais de payer deux fois le prix du conflit ukrainien : par le coût d’un soutien militaire et financier ruineux, mais aussi par les représailles économiques de puissances comme la Chine. Cette stratégie fragilise directement l’industrie française et européenne au moment même où la compétition mondiale pour les matières premières, les technologies et les capacités de production s’intensifie.

En moins de vingt-quatre heures, Pékin a démontré qu’il était en mesure de répondre coup pour coup à chaque nouveau train de sanctions européennes. La guerre économique change de nature. Elle ne se joue plus seulement sur les droits de douane ou les restrictions commerciales, mais aussi et surtout sur la maîtrise des ressources stratégiques, des composants critiques et des chaînes d’approvisionnement. L’Europe semble découvrir que la puissance diplomatique ne suffit pas lorsque les dépendances industrielles demeurent intactes. Pour beaucoup d’analystes, cette séquence marque l’entrée dans une nouvelle phase de la guerre économique mondiale, où chaque sanction risque désormais d’avoir un coût direct pour ceux qui la décident.

Hervé Poly, Liberté Actus.

Macron gâche la Fête nationale ou la vérité de l’Europe

Emmanuel Macron a instrumentalisé la célébration du 14 juillet pour poursuivre son entreprise révisionniste et belliciste.

Son discours va-t-en-guerre contrastait fortement avec la réalité du pays, à la peine le jour même, face aux feux de forêt et à la canicule, sous-équipé, mal préparé…

La guerre plutôt que la vie, l’Europe plutôt que la nation : c’est un contresens total avec la prise de la Bastille.

Dans son discours aux Armées, le chef de l’État s’est vanté d’avoir doublé le budget militaire, qui devance maintenant celui de l’Éducation nationale. Il répond ainsi « aux alliés », de l’OTAN et de Donald Trump qui ont exigé que la France consacre 5 % de son PIB à leurs dépenses militaires.

Emmanuel Macron agit comme un monarque, prenant des engagements budgétaires et financiers auprès de l’OTAN et de l’Union européenne sans le Parlement et sans débat public.

Il y a tout juste un an, Ursula von der Leyen signait un accord commercial avec Donald Trump, comprenant 750 milliards d’euros d’obligations d’achats énergétiques, 600 milliards d’euros d’investissements imposés sur le sol états-unien et des commandes massives d’armement.

C’est ce que Macron appelle le « réveil stratégique européen » et la « défense de la liberté ». Sous drapeau européen, refusé par les Français par référendum en 2005, il affirme l’unité de l’Europe contre un ennemi désigné par avance : la Russie. « L’Europe est en train de devenir une puissance », dit-il, alors que l’Allemagne s’apprête à acquérir la première armée européenne malgré les promesses faites en 1990.

Ce ne sont pourtant pas les armées de l’Union européenne, mais bien celles de l’OTAN que le président a fait défiler sur les Champs-Élysées : Royaume-Uni, Canada, Australie, Albanie… Un total de 35 pays du camp occidental, la « coalition des volontaires ».

Emmanuel Macron a donc défendu sa vision de la liberté et celle de ses alliés : liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, face à un pays agressé, l’Iran, liberté de réprimer les Kanaks dans un archipel du Pacifique colonisé par la France, liberté de se taire quand les États-Unis agressent le Venezuela et Cuba, liberté de soutenir Israël dans ses crimes en Palestine et au Liban, liberté de s’ingérer dans les élections des pays aux marges de l’Union européenne (Moldavie, Géorgie, Arménie, Bulgarie), liberté de défendre ses intérêts contre les peuples au Sahel ou à Madagascar… La liberté et le droit de l’oppresseur, véritable antithèse de la liberté des insurgés de 1789.

Le jour de la célébration de la Révolution française, Macron a envoyé un message fort : au diable le quotidien des Français, les services publics, nos industries, il faut avant tout servir loyalement l’Empire. Cette inversion du sens de la Fête nationale prend sa cohérence dans la révision de l’histoire et de l’ordre issu de la Seconde Guerre mondiale : inviter et mettre à l’honneur le régime ukrainien qui honore les collaborateurs des nazis et les génocidaires au point d’en indigner la Pologne. Faire défiler le jour de notre Fête nationale les admirateurs des bourreaux des peuples. Le nouveau moment « Philippe Pétain » d’Emmanuel Macron et la vérité de « l’Europe ».

 Amado Lebaube , Liberté Actus

 

 

 

 

 

 

Le nouveau rapport de l’alliance des ONG Oxfam révèle que

 41 milliardaires du secteur de l’énergie issus des pays du G7

« ont augmenté leur fortune combinée de 23,5 milliards de dollars depuis le début de la guerre illégale américano-israélienne contre l’Iran ».

Cela – souligne-t-il – « équivaut à plus de 1 000 dollars en un clin d’œil.

À l’échelle mondiale, les milliardaires ont collectivement amassé 9 800 milliards de dollars depuis 2020, indique le communiqué.

Et quand on sait le rôle dévastateur sur la vie des ménages, sur les services publics sacrifiés au même moment on se dit que ce sont les milliardaires et en particulier ceux du G7 les gros vainqueurs.

Fin du monopole pétrolier, la Chine deviendra le principal fournisseur de sécurité énergétique

 « Le monde ne peut absolument pas absorber davantage d’exportations en provenance de Chine », s’écriaient les experts.

Après que les États-Unis et Israël ont mis le feu aux poudres au Moyen-Orient ? Oh oui, c’est possible ! Et oh oui, ça va arriver !

Aujourd’hui plus que jamais, le monde – et notamment les pays du Sud – achètera tout ce que la Chine a à vendre....

S’inquiéter de la capacité mondiale à absorber la production chinoise n’a plus lieu d’être. La guerre au Moyen-Orient marque la fin de l’ère du pétrole. Suite...

Han Feizi

 

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